‹ Charles Varlet de la Grange et son registreChapitre 25 sur 34 · ROLLES DE MADEMOISELLE DE LA GRANGE · texte numérisé non relu

ROLLES DE MADEMOISELLE DE LA GRANGE

L'École des Femmes. Georgette . M 116 De beauual. La Critique. Le grand rolle x . . M lle du Rieu. Trissotin 2 . La Tante M lle Desbrosses.

4, U y a deux rôles de comédiennes qui pourraient s'appeler le grand rôle dans la Critique de V École des Femmes, celui d'Élise, la fine railleuse, et celui de Climene, la précieuse extravagante; M 1,e La Grange devait jouer le rôle de Climène, qui fut donné à M 1Ie Du Rieux, comme celui de Georgette à M ,u de Beauval ; -— ainsi de suite.

2. Les Femmes savantes, naturellement. La pièce dut être répétée sous le titre de Trissotin ou môme de Tricotin. Quand Molière s'avisa d'adoucir JeC, sous prétexte de mieux dissimuler le nom de sa victime, et surtout quand il se fut défendu publiquement, avant la représentation, d'avoir, voulu faire aucune personnalité, La Grange écrivit les Femmes savantes sur son Registre comme sur l'affiche ; mais Trissotin n'en resta pas moins le titre sommaire et usité dans la maison.

Le lendemain des Femmes savantes, le 42 février 1672, l'Académie- Française, dont Louis XIV venait de se déclarer Je protecteur, se rendait à Versailles pour remercier le Roi de ses bontés. Cotin n'osa pas se montrer à la Cour, on le conçoit ; et s' excusant, non sans adresse, il feignit de demeurer chez lui, pour éviter le soupçon d'aller se plaindre en haut lieu. Au fond, c'était la plainte plus perfidement portée, mais les situations étaient nettes. Cotin et Trissotin ne faisant qu'un, de l'aveu de Cotin lui-môme, — à la rentrée de Pâques, le 29 avril, La Grange mit les deux titres sur , son Livre : Les Femmes savantes ou Trissotin, en forme de transition ; le 3 mai, Trissotin tout seul ; et jusqu'à Ta mort de Molière, le titre usuel se retrouva sous sa plume. A l'ouverture de Guénégaud, Trissotin. En avril 4 684 , les Femmes savantes. La Grange ajustait alors son petit Registre avec son édition de Molière, ce qui n'empêcha pas Trissotin de reparaître à la fin de Tannée. En avril 4682, les Femmes savantes; aussi était-ce la première fois qu'on rejouait la comédie depuis que Cotin était mort en janvier; mais à partir de là, c'est, presque toujours, sinon toujours, Trissotin qui reste dans l'usage du Théâtre. On le voit par ces deux listes de rôles dressées en 4692.

Le Dépit amoureux. Eufrosine 1 M lle Deshayes.

Le Malade imaginaire. La bellemère M 116 Du Rieu.

Le Festin de Pierre*. La nourrice M lle Desbrosses. .

La Mire Coquette. La mire . . . M u * Du Rieu.

Les Visionnaires. La belle* . . . M u * Deshayes.

V Inconnu. La Dame Du Village*.

La Deuineresse. Mathurine et la dame qui parle à la tête 8 . .

Gotin (Critique désintéressée sur les satyres du temps, sans nom d'imprimeur et sans date — 4667 ?), avait eu la sottise de dire des comédiens :

« Je leur abandonne donc ma réputation, pourvu qu'ils ne m'obligent point à voir leurs Farces. Que peut-on répondre à des gens qui sont déclarés infâmes par les loix, môme des payens? Que peut-on écrire contre ceux à qui l'on ne peut rien dire de pis que leur nom.

« Cum crimine turpior omni persona est.

« Quoique fassent de semblables bouffons, je leur pardonne; mais je ne sais si certains braves, descendus des Simons en droite ligne, voudront bien leur pardonner. »

Provocation, insolence, hypocrisie et invitation au guet-apens, Molière lui fit tout payer à la fois, bon prix, juste prix, avec les intérêts de l'arriéré sans doute ; mais non pas, quoi qu'on en dise, au taux de F usure.

4 . Le rôle de la Confidente d'Ascagne, dans la comédie en 5 actes ; mais le véritable nom est Frosine.

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