‹ Charles Varlet de la Grange et son registreChapitre 26 sur 34 · Le Festin de Pierre mis en vers par Thomas Corneille · texte numérisé non relu

Le Festin de Pierre mis en vers par Thomas Corneille

3. Hespérie la visionnaire « qui croit que chacun l'aime », dit Des- ' marets. La Bélise de Molière.

4. On ne voit pas trop le personnage de Y Inconnu qui s'appellerait la Dame du Village. Quel que soit ce rôle, l'assemblée l'avait d'abord donné à M lle Deshayes, dont le nom fut effacé ensuite, sans être remplacé. — Serait-ce la comtesse elle-même ?

5. Une tête coupée qu'on interroge et qui répond. Le truc du décapité parlant n'est pas nouveau sur le théâtre. Du reste presque tous les trucs de nos féeries modernes : la trappe anglaise, l'enflure passant d'un personnage à un autre, l'homme tombé par morceaux, qui se rassemble et ressuscite, se trouvent dans la Devineresse.

On coupera le rolle de la chanteuse M Ue Durieu.

Albikrac*. La Tante M lle Desbrosses.

La Comédie sans titre. Le grosrouge* M Ue du rieu.

La Coquette . La Tante .... M lle du rieu.

Le Ch liw à la mode. Mad* Pa- M Ue Desbrosses, et M u « de Vilfin liers la suiuante.

(Esope* „ L'Êcreuisse M. le Comte.

L'École des Maris. La Seruante . M 1Ie des hayes.

Scapin. La nourrice M lle des brosses.

Comme son mari, M 11 * La Grange chantait de manière à faire plaisir. Outre les rôles de la servante Mathurine et de M me de Clérimont « la Dame qui parle à la tête», elle jouait celui de M me Des Roches qui vient chercher un secret pour conserver sa beauté et pour donner plus de souplesse à sa voix : « Je sais que je ne suis pas une beauté achevée, dit M mt Des Roches à la Devineresse; mais je m'en console. J'ai quelque agrément, un peu d'esprit, des manières assez enjouées, et je crois qu'avec cela on peut faire figure dans le monde. » C'était le portrait de M ,le La Grange.

Et lorsque M lle La Grange avait clfanté sa romance : « Pourquoi n'avoir pas le cœur tendre? » M me Jobin reprenait : « Vous avez déjà beaucoup de talent. • M lle Du Rieux n'ayant pas le même talent, on supprima le rôle de la chanteuse.

4. Le Baron d'Albikrac, de Th. Corneille, 5 a. vers. Décembre 4668. La tante est une vieille folle amoureuse que mystifie le valet La Montagne sous le nom du Baron d'Albikrac.

2. La Comédie sans titre, corn. 5 actes, en vers, de Boursault. Le Dictionnaire portatif des Théâtres dit qu'elle parut en 4 679 sous le nom de Raimond Poisson. Elle parut en effet sous le nom du célèbre comédien, mais, le 5 mars 4683. — « Pièce nouvelle de M. Poisson », écrit La Grange à cette date. Le gros-rouge est la scène de M me Guillemot, une honorable bourgeoise, qui s'est fait faire une robe gros-rouge avec la housse de son lit. Le cramoisi avait changé de nom pour se remettre à la mode.

3. Les Fables d'Ésope de Boursault, 48 janvier 4690, corn. 5 actes. Vers. L'Écrevisse, en abréviation de théâtre, la scène d'Aminte, la « mère d'une fille enlevée », trois fois enlevée elle-même dans sa jeunesse, à laquelle Ésope raconte la fable de l'écrevisse, morigénant sa fille parce que celle-ci marche à reculons.

Pourceaugnac. La picarde . . . M lle De beauual.

Les Médecins 1 . La nièce .... M Ue des hayes.

Le grand twc 1 . Une Servante. . M Ue Desbrosses.

Le No* 9 obligeant 9 . La Mère . . M lle Durieu.

Le Coca imag n . La Servante . . M Ue de Villiers.

Lemariage forcé. Vne bohémienne M Ue du rieu.

Escarbagnas. La Comtesse . . . M 11 * du rieu.

Les prètieuses. Calhos M He Desbrosses.

Les Carosses d'Orléans*. La pro-

uincialle M Ue du rieu.

4. L'Amour Médecin, rôle de Luccèce. La Grange appelle toujours la pièce les Médecins, pour abréger. Il se pourrait aussi que la pièce ait eu deux titres, les Médecins comme comédie, l'Amour Médecin comme comédie-ballet. Le titre de la comédie-ballet aurait prévalu dans le public. Le Théâtre aurait conservé l'autre.

2. Autrement V École des Jaloux de Montfleury (4 664) . Pour punir de sa jalousie le brutal Santillane, un jour qu'il se promène en mer avec sa femme Léonor, de faux levantins les enlèvent tous les deux et les conduisent devant le Grand Turc, c'est-à-dire devant Gusman, un des valets du gouverneur de Cadix et l'inventeur de la Mascarade. Le Grand Turc s'éprend aussitôt de Léonor, et comme celle-ci lui résiste héroïquement, le mécréant menace Santillane de le faire empaler si elle ne se rend pas plus complaisante, d'où le mari, réduit à souhaiter ce qu'il a toujours craint, supplie lui-même désespérément sa femme de ne pas le tuer par vertu. Cette bouffonnerie, souvent jouée, finit par s'appeler la Fausse Turquie, peut-être après le succès des Faux Moscovites et quand le mot École devint malheureux sur une affiche. Le Grand Turc de l'École des Jaloux préparait le fils du Grand Turc du Bourgeois Gentilhomme.

3. Le Notaire obligeant, première comédie en 3 actes, de- Dancourt. — Rôle de M me Gérante.

4. Corn, en un acte, en prose, 9 août 4 680. Pièce nouvelle de M. de Champmeslé, dit La Grange; mais La Chapelle, dans sa préface, la défend contre la critique avec la chaleur d'un père. Quant au rôle de la Provinciale, le voici indiqué dans la boutade de Cléante contre le carrosse qu'il a pris et les fâcheux qui l'y ont persécuté : ce Une jeune provinciale qui n'a jamais vu Paris, qui ne parle que des ajustements qu'elle s'y donnera, et qui, avec un langage affecté, vous fait cent questions impertinentes. »

Les auberges *. La Vicomtesse . . M Ue Durieiu Le Semblable à soy-vnesme*. La

femme M lle des Brosses.

Le Baron de la Crasse 9 . La mire. M lle du rieu.

4 . V Après Soupe des Auberges de Poisson, un acte en vers. 4665. La Vicomtesse est une campagnarde qui joue l'enfant et qui parle gras.

C'est poul vous dile donc te ze pallais si gueas

Si gueas, si gueas, si gueas, t'on ne m'entendet pas.

2* Troisième intermède de l'Ambigu -Comique de Montfleury. Th. du Marais 4673. « La femme, » c'est-à-dire Perrine, bourgeoise de campagne et mère de bon sens, tient tête à son mari sur de fait du parti à choisir pour Lucile. Le mari, Thibault, veut donner sa fille au bailly, et Perrine à Cléante. Celui-ci épouse finalement Lucile, parce que le bailly soupçonneux , après avoir feint de s'éloigner, reparaît sous le nom d'un frère, son prétendu ménechme, et éclaircit tout de suite ses soupçons. Après ce qu'il a vu, le bailly se retire en disant :

Sur un pareil marché, Je ne mets point d'enchère.

Page 1