MARI AGI-: DE NATHALIK OU DOT
Oudot, dépeint une jeune fille « pensive et sérieuse », ayant
Un parler sobre et froid et qui plaît cependant.
Si on observe en outre, que le prénom de Nathalie n'est pas très commun, il n'est pas téméraire d'identifier Nathalie Oudot avec la Natalie dont Sainte-Beuve parle dans les Consolations.
Or, le capitaine Vertel demande à la fin de l'année 1825 la main de Nathalie Oudot. Sans doute le pétendant est plus âgé de vingt-deux ans que Nathalie. Mais n'y a-til pas de sérieuses raisons de convenances pour agréer sa demande? La famille Oudot et la famille Vertel étaient toutes deux originaires d'Ornans et se connaissaient.
Malgré les vicissitudes des guerres de la Révolution et du premier Empire, elles étaient restées en relations suivies, puisque le commandant Oudot avait eu sous ses ordres, au 12* régiment de ligne, pendant la campagne de Portugal, le sergent-major Vertel, son cadet de quatorze années.
D'autre part, la veuve du général Oudol ne trouvait pas inopportun d'établir rapidement l'aînée de ses enfants et d'avoir pour gendre un homme de l'âge du capitaine Vertel qui pourrait, dans une certaine mesure, être un second père pour ses enfants et alléger les charges d'éducation qui pesaient sur elle. Enfin Nathalie, quoique très jeune et très belle, n'était-elle pas, par la maturité de son esprit et le « sérieux » de son caractère en situation de ne pas avoir des goûts trop différents de ceux du mari qui se présentait?
Il est probable que la candidature du capitaine Vertel à la main de Nathalie Oudot émut profondément Saint-Beuve. Il est même assez vraisemblable que le passage suivant de Vie, poésie et pensées de Joseph Delorme^, où trois ans plus tard Sainte-Beuve raconte sa vie, fait allusion à cet événement.
Que faire ? à quoi me résoudre ? Faut-il donc