JOURS MEILLEURS
site de M. Thiébaud, inspecteur des eaux clarifiées et cessons de prendre des porteurs d'eau. )) Une autre date que le Journal marque encore d'un caillou blanc est celle où (( on prévient Mlle Chariot (la vendeuse dejournaux) qui, depuis 1849, vendait au numéro le Journal des Débats^ qu'on cesserait désormais de le lui prendre, parce vque Mme Vertel devait s'y abonner ».
Ce changement dans les habitudes révélait certainement un changement dans la situation soit de Mme Vertel, soit de son fils. En effet, depuis le mois d'avril 1857, Charles Vertel, après concours, était entré <;omme expéditionnaire à cette administration de l'enregistrement, dont son père avait fait partie pendant quelques mois, ■ à laquelle sa mère appartenait comme distributrice de papier timbré et qu'il devait lui-même servir sans interruption avec loyauté, intelligence et dévouement pendant un demi-siècle.
Douze cents francs par an, tels étaient les appointements de début du jeune
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expéditionnaire : ils doublaient le budget de la famille. Pour Mme Vertel et Charles, c'était presque la richesse. Quoi d'étonnant^ dès lors, si la mère et le fds s'offrent la satisfaction d'amour-propre de troquer eur qualité de lecteurs des Débats au numéro en un titre qu'ils devaient ambitionner depuis longtemps déjà : celui d'abonnés.
Ce n'est pas tout. Le 17 août 1857, moins de cinq mois après la nomination de Charles au bureau du personnel de l'administration centrale de l'enregistrement, Mme Vertel recevait du ministre d'Etat de la maison de l'empereur une lettre qui débutait en ces termes, ce Madame, je m'empresse de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, S. M. l'Empereur a daigné vous accorder une pension de 300 francs, imputable sur le crédit mis à sa disposition par la commission du testament de l'empereur Napoléon P^ »
Ce n'est pas tout encore. Quoique promu, après avoir franchi toutes les clas-