‹ Charles Vertel, Nathalie Oudot et Sainte-BeuveChapitre 5 sur 72 · T. II, p. i · texte numérisé non relu

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LE GÉNÉRAL OUDOT

écrit-il, adressa des témoignages de satisfaction et donna plusieurs décorations. Le maréchal (Lannes) lui ayant rappelé mes anciens et nouveaux titres au grade de chef d'escadron, Napoléon répondit: « C'est « une chose que vous pouvez considérer (( comme faite. » Puis, se tournant vers le maréchal Berthier : « Vous me ferez signer « ce brevet au premier travail que vous me <( présenterez. »

En fait, dès la fin de Tannée 1813, Oudot est attaché à la division d'Arrighi, duc de Padoue; et, à quarante-six ans, il a le commandement d'une brigade. C'est en cette qualité qu'il fait la campagne de F'rance. Mais l'armée dont il fait partie doit rétrograder d'abord à Craonne, puis à Montereau. Le 29 mars, elle s'est repliée sous les murs de Paris. L'aile gauche, commandée par Mortier, duc de Trévise, est déployée à Test de la capitale; l'aile droite, sous les ordres de Marmont duc de Raguse, et qui comprend la brigade à la tète de laquelle se trouve Oudot, occupe

LE GÉNÉRAL OLDOT

Montreuil et couvre Bagnolet sur le plateau de Malassise. Le 30 mars 1814, se livre autour de Paris la bataille qui, d'après un historien autorisé ^ « fut la plus importante et la plus meurtrière de toutes celles de la campagne de France ». Si Marmont ne mérita pas ce jour-là les reproches que la duchesse d'Abrantès — qui ne paraît pas le priser beaucoup — reproduit avec complaisance contre lui", du moins il Fut, à son habitude, insuffisante Ses lieutenants tâchèrent de réparer les fautes de leur chef. Oudot, en voulant entraîner sa brigade, formée par les effectifs des 43% 50% 66^ et 88^ régiments de ligne et composée en majeure partie de conscrits, est frappé mortellement à Belleville. Le 31, avec une permission de Tempereur Alexandre de Russie,

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