Ce curieux calendrier a été conservé
LE (JÉNÉHAL OUDOT
était né dans ce bourg le 21 septembre 1768, était parti à l'armée du Rhin avec les volontaires du Doubs. La carrière militaire de Jean-François Oudot, le grand-père maternel de Charles Vertel, fut, malgré sa brièveté, des mieux remplies et des plus brillantes. Lieutenantà vingt-quatre ans, leBaoût 1792, il est nommé capitaine un mois après, le 7 septembre 1792.
Le 11 messidor an III, il passe du bataillon des volontaires du Doubs à la 20^ demibrigade d'infanterie. Fait prisonnier de guerre le 19 brumaire an IV, il rentre en France le 17 prairial an V et est placé avec son grade à la 10^ demi-brigade légère devenue le 10^ régiment de même arme. De 1792 à Tan IX, on le trouve aux armées du Rhin, d'Allemagne et du Danube.
Le 3 vendémiaire an VIII, il reçoit deux coups de feu au passage de la Limât, en Suisse, ce qui ne l'empêche pas, le 22 messidor de la même année, à la prise de Fussen , en Souabe, de s'emparer, à la tête de dix
LE GÉNÉRAL OUDOT
chasseurs, d'une pièce de canon et défaire quatre-vingts prisonniers.
\in l'anXlI, pendant qu'il est au camp de Boulogne, il reçoit des mains du maréchal Soult un sabre d'honneur. Au camp de Saint-Omer, il est fait chevalier (18 thermidor an XII) de l'ordre de la Légion d'honneur que Bonaparte avait institué deux ans auparavant et nommé chef de bataillon (12 fructidor an XIII) au 12® régiment d'infanterie légère. Le 15 nivôse an XIV, il était promu officier de la Légion d'honneur. En 1808, il conduit son bataillon en Portugal; en 1809, il combat en Espagne avec les armées impériales, d'abord comme major au 15® régiment provisoire d'infanterie légère (3 janvier 1809), ensuite à la 4® demi-brigade provisoire {i^^ mai 1809). L'année suivante, il est en Brabantau 8® régiment d'infanterie légère. Le 1®"^ février 1813, il est mis, comme colonel, à la tête du 156® régiment de ligne qui faisait partie de la Grande Armée.
Toutes ces campagnes avaient épuisé la santé du colonel. Dans les derniers mois
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de l'année 1813, il tombe malade. Mais de pareils hommes ne peuvent vivre loin des camps et des batailles. En janvier 1814, le colonel Oudot, en congé de convalescence à Paris, se rend aux Tuileries à la réceptionde l'empereur qui venait (l.") novembre 1813) de le nommer commandant(5/c), de la Légion d'honneur ^ Napoléon l'aperçoit : « Colonel, lui dit-il, vous êtes guéri; nous avons besoin de braves tels que vous. Allez trouver Feltre au ministère delà Guerre, votre brevet de général doit vous y attendre. » C'était une habitude de Napoléon d'annoncer aux intéressés leur nomination et de les considérer comme promus au grade supérieur avant même que leur brevet soit signé. Le général Marbot en donne un exemple dans ses Mémoires'- : « Napoléon,
1. Cette distinction, qui n'est pas mentionnée aux états de services de Jean-François Oudot tels qu'ils se trouvent au bureau des lois et archives du ministère de la Guerre, est indiquée dans V Almanachroyal {i%i k-\^ib y. p. 4o4).