‹ Charles Vertel, Nathalie Oudot et Sainte-BeuveChapitre 51 sur 72 · NOUVELLES ÉPREUVES · texte numérisé non relu

NOUVELLES ÉPREUVES

l'occasion, puisque c'était un chien savant. Je ne l'ai jamais vu mordre personne ; et il n'était pas craint par nos petits oiseaux. Il fut aussi très bon pour Tolla : il sera, comme elle, empaillé et conservé par nous. »

Mais le coup le plus dur pour la famille fut celui qui atteignit Mme Vertel à la lin de Tannée 1865. Le directeur de Tenregistrement avait décidé que l'âge des distributrices de papier timbré ne devait pas dépasser soixante ans. Cette nouvelle disposition lésait celles qui, comme Mme Vertel, n'avaient pas encore les trente années de services réglementaires pour avoir droit à une retraite complète.

Je vais perdre i 200 francs, écrit Mme Vertel à Sainte-Beuve, le l^*" juin i865 ; ma retraite ne sera que de 4oo francs. Je ne puis être forte contre cette nouvelle adversité. Je viens vous soumettre une idée que le bon Dieu m'a envoyée et qui pourrait un peu diminuer mes appréhensions. L'empereur m'a accordé en 1857, une petite pension de 3oo francs : il va revenir

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