L'INCENDIE DE PARIS
empêchait la mère et le fils de dormir j au mois de mai les combats commencent dans Paris ; le 24 mai, les fédérés visitent toutes les maisons de la rue Relier, ordonnent l'enlèvement des rideaux, la fermeture des fenêtres et Textinction des lumières. Le lendemain, ils installent, au cimetière du Père-Lachaise, — voisin de la rue Relier, — une batterie d'artillerie ; et tous les obus à pétrole, dirigés sur le pont d'Austerlitz ou la Bastille, passent en sifflant au-dessus de la rue Relier. Quelques-uns de ces projectiles y éclatent; un d'eux tombe au n° 23 (Mme Vertel et son fils habitaient au n*' 19), dans une chambre qu'il enflamme. Les habitants de cette maison et des maisons voisines descendent dans les caves :
(( Atmosphère humide, observe Charles dans son Journal; Mlle Darcagne me prête une couverture : la jeunesse, insouciante, cause et rit. »
Elle ne devait pas rire longtemps. Le combat se rapproche. La fusillade crépite à la Bastille : «Je passe la journée du 26 mai