Î26 FIN DE LA COMMUNE
à la cave avec les petits moineaux, écrit Charles; maman a une grande émotion; elle croit qu'on va venir me chercher. »
Voici comme son Journal raconte les deux dernières journées : « 27 mai, — Continuation de la lutte, à cinq minutes de chez nous ; mais, par bonheur, la rue Keller n'en est pas le théâtre. A neuf heures du matin, nous remontons de la cave, un peu perclus. Malgré le tintamarre infernal et la crainte des obus, nous n'y redescendons pas. Il fait très chaud. Je dors bien cette nuit. — 28 mai. Jour de la Pentecôte. Enfin c'est fini, Je n'ai pas bougé de la maison depiiis huit jours. Je vais jusqu'à M. Baunier; je vais voir la sœur cadette de Mlle Darcagne. Nous apprenons les épouvantables incendies au pétrole... Mon ministère ! »
(( Mon ministère! » Comme ces deux mots, suivis d'un point d'exclamation, dépeignent avec simplicité la stupeur du fonctionnaire méthodique et régulier aimant jusqu'à la passion sa besogne profession-