‹ Charles VII chez ses grands vassaux (volume 2)Chapitre 25 sur 82 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

L'épouse qui ne la payé, jusqu'à ce jour,

Que d'im hymen sans fruit et d'un stérile amour!

LE CHAPELAIN, Rapprochant d'elle.

Celui qui prend pour but les choses de la terre ,

Et qui croit affermir sa marche solitaire

Sur le bâton qu'il casse aux arbres du chemin,

Pùsque qu'il ne se brise et déchire sa main.

C'est plus loin et plus haut que le Maître suprême

Dit à l'homme daller ; et ce monde lui-même ,

Où trébuche un instant le voyageur mortel,

N'est qu'une arche du pont qui nous conduit au ciel.

bérengère.

Mon père, je ne suis qu'une bien faible femme : Parlez-moi de manière à rassurer mon âme , Et non point de manière à l'effrayer.

LE CHAPELAIN

Et si Je ne peux, mon enfant, que vous parler ainsi... Comme moi dites donc : heureuses les familles Où la main du Seigneur choisit ces chastes filles Oui , loin d'un monde vain , avec un cœur fervent, Usent de leurs genoux le seuil de leur couvent !

bérengère.

Mais ce sont seulement des vierges et des veuves Que le Seigneur soumet à ces saintes épreuves : Moi, je suis mariée au comte

LE CHAPELAIN

Dans ce lieu , Ma fille , vous n'avez plus d'autre époux que Dieu.

40 CHARLES Ml

Mon père, Dieu lui-même en (ace de l'église A formé dos liens. . .

1 i I M \! I \ l "^ , lm m.ntr.iiit Ij taire rapport) e par li lymoad. Kl voilà qui les luise, il l.i NG1 l,i . liMat.

I u acte d<- divorce!... Oh ! je me doutais bien Que le Comte en viendrait à oe dernier moyen !... Mais parce qu'il écrit «1 Ivignon ou <le Rome, l u bomme... car enfin le Saint-Père est un homme. A-t-il droit de briser des nœuds?...

! I ( Il IPELAIlf.

\ dus oubliez Qu'à cet bomme Dieu <lir : « Liez et déliez! » Ma fille, du Sei jneur la main vous I m mi lie :

tourne - ryea comme un roseau qui plie, Et non comme le chêne élancé dans les cieuz, Qui î , se brise , et n'atteste que mieux ,

deséclats au loin dispersés sur la terre, Que de Dieu sur sa tête a passé la colère.

1 je me résigne à mou nouveau destin , Quand devrai-je quitter ces lieux ?

i.l. ( il \ PElAIlf.

Demain matin.

Dans nnderniei adieu pourrai-je voir mon maître?

LE «h LP1 i\in.

Ma fille . i et adi u rattacherait peut-être

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