ACTE II, SCENE II
Votre âme trop mondaine aux choses d'ici-bas, Et le comte...
berengere.
C'est bien... le comte ne le veut pas.
LE CHAPELAIN
Ma fille , je ne suis que son humble interprète.
BERENGERE.
Qu'cxige-t-il encor?
LE CHAPELAIN
Ma fille, la retraite Est nécessaire au cœur qui veut se préparer.
BERENGERE.
Dans mon appartement je vais me retirer,
Mon père... Est-ce cela?.. Je commence à comprendre
D'un seul mot , n'est-ce pas ?
LE CHAPELAIN
Le comte ici doit rendre Son jugement...
BERENGERE.
Lequel?
LE CHAPELAIN
Contre le mécréant.
BERENGERE.
Ah! oui, l'autre victime... Yaqoub. — En nous créant Tous deux , l'un près du Nil , l'autre près de la Loire, Mon père, croyez-vous... moi je ne puis le croire... Que Dieu lisait d'avance en l'avenir lointain Que no.us serions compris dans un même destin;
42 CI! Mil. 1 S \ H
«hic le même homme, un jour devenant oolre maître, Briserai! 1< bonheur qu'en doua Dieu voulait mettre,
Ki . n,ui> que nous pussions nous soustraire a ce boiI , Ni. us garderait, à moi la honte, à lui la mort?
il CHAPELAIN.
Je le crois.
BERl [fGÎ
Et m Dieu, dans s;i bonté céleste .
\\.nt voulu changer cet avenir funeste l'.n un destin heureux, avait-il ce pouvoir?
LE CB M'i I \1N.