‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 147 sur 184 · LE BILLET DE LOGEMENT. Deux fantassins ivres vont · texte numérisé non relu

LE BILLET DE LOGEMENT. Deux fantassins ivres vont

frapper à une porte sur laquelle on lit : n° 100, et comme on ne répond pas : Tas de canailles!... s'écrie Pun d'eux avec un geste menaçant, ouvrirez-vous?... Si j'en fonce la boutique, j'avale tout!...

816. — 17. C'est la même pièce, mais imprimée en t. Sur la marge

de gauche on a laissé un Napoléon, au galop sur un cheval blanc; petit croquis effacé après le tirage de quelques premières épreuves.

817. — 18. Un vieux soldat, arrivé tard à Fétape, a couché sous

une porcherie. A son réveil, il aperçoit devant lui deux cochons : Ma foi , dit-il en riant : Quand on a passé la nuit avec ces paroissiens-là, on peut coucher avec le premier venu.

818. — 19. Un sergent de voltigeurs disait à un Belge: « Vous avez

fait une révolution pour les frais du culte, alors... que le bon Dieu vous bénisse. » Le sergent s'est arrêté au cabaret pour s'y rafraîchir; le vieux Belge Fécoute avec flegme, fumant sa pipe.

819. — 20. Dans le fond, à gauche, le feu et la fumée indiquent un

bombardement. Sur le premier plan , une ferme détruite par la guerre. Parmi des décombres , des boulets et des bombes , on distingue un cadavre. Des nuées de corbeaux planent sur cette scène de désolation. Cependant une jeune fille ramasse dans son tablier quelques débris. Pauvre peuple! s'écrie Charlet.

Album lithographique par Charlet. (1834. )

Cette suite contient un frontispice et dix-huit pièces numérotées et encadrées, toutes imprimées en t., sauf les N08 4 et 9. Le frontispice en t., sans encadrement , est imprimé au-dessous du titre, sur

.'134 DEUXIÈME PARTIE. — IXa SECTION.

couverture de couleur. Pour la suite, sur papier de Chine, on a tiré de ce frontispice quelques épreuves à part , mais toutes sur papier blanc.

Quelques pièces de cet album sont encore des souvenirs du siège d'Anvers.

820. — * FRONTISPICE. Un enfant de troupe, coiffé d'un bonnet de

police, est assis à terre, au milieu d'albums et d'ustensiles de peinture.

821. — 1. Un officier général, monté sur un cheval blanc et suivi de

deur ordonnances, inspecte des postes avancés : Sentinelle, prenez garde à vous ! dit-il à un fantassin qui lui présente les armes. Ce dernier est placé en vedette près d'un petit réduit couvert de paille.

822. — 2. Sur la droite, des masures et deux gros arbres. Deux fan-

tassins, en marche avec une colonne, se sont arrêtés à la rencontre d'une pauvre femme et de cinq misérables enfants. L'un d'eux (Duvergier, grenadier au 65e de ligne) coupe un morceau de son pain, et le donnant à la pauvre mère : Ma bonne amie, lui dit-il, un morceau de pain sur la terre vaut mieux qu'une brioche dans le ciel.

823. — 3. Deux ouvriers viennent de prendre leur repas à la barrière.

Près d'eux, un sapeur et un enfant. Survient un voyùu , coiffé d'un chapeau gris qui lui tombe sur les yeux et n'ayant avec son pantalon qu'une chemise et une cravate; il s'adresse aux ouvriers d'un air délibéré , et accompagnant ses paroles d'un geste expressif, il s'écrie : De quoi?... travailler.... bon pour des feignans. Vive l'émeute !.... vive le vin, vive l'amour, et les institutions qui assureront mon avenir !

824. — 4. NAPOLÉON. Il est représenté sur son cheval blanc, tourné

à gauche et lorgnant. Fond de paysage; h droite, des grenadiers à pied de la Garde, en bataille.

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