‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 148 sur 184 · ON SE MASSE. L'ANCIEN EST LA... LE PÈRE L'ENFONCEUR · texte numérisé non relu

ON SE MASSE. L'ANCIEN EST LA... LE PÈRE L'ENFONCEUR

Dans une vallée qui se termine à l'horizon par des montagnes, des colonnes de troupes sont concentrées. Napoléon sur son cheval blanc s'aperçoit assez difficilement à droite devant un bouquet d'arbres.

Charmante pièce dont les figures sont microscopiques.

826. — 6. UNE HISTOIRE DE TRANCHÉE. Cabaret au-dessus de la porte

duquel on lit : vin de vigneron. Quoique manchot , Pigeot en

album. — 4834. 335

verse aux jeunes vainqueurs d'Anvers. Près de là un jeune soldat est à boire, assis à une table en compagnie d'un vieux troupier portant la croix et trois chevrons. Arrive Gounet , autre jeune soldat ; et pendant que, pour faire honneur à son arrivée , un enfant de troupe armé de deux pots vides va les faire remplir, il raconte ainsi son histoire : Voilà Pecoul qui m'dit: Holhail... Gounetl... tiens mon fusil... j 'sais pas qu'est-ce qu'il me prend. Je lui dis : c'est les pruneaux de la citadelle.... Les boulets, les bombes , les obus, la mitraille , allaient qu' c'était une musique à faire sortir le Père éternel dysa baraque, et V troupier dans la moutarde, à toi, à moi; les gabions nous tombaient sur la cocarde , et Pecoul quêtait malheureux , si malheureux qu'nous en ont ri encore à Cambrai.... toute la companie.

827. — 7. LA SOUPE. Des soldats sont assis ou agenouillés autour

d'un feu de bivouac sur lequel la soupe se fait. Au milieu de l'estampe, un lancier à cheval, d'ordonnance. Dans le fond, à droite, lanciers en marche.

828. — 8. Napoléon a mis pied à terre à la porte d'un presbytère ;

il y entre, et surprenant le curé occupé lui-môme à faire griller du café : Que faites -vous donc, l'abbé ? lui àitrîl.Sire, répond le curé, je fais comme vous , je brûle les denrées coloniales (1).

829. — 9. Un vieux sergent assis près d'un poêle , les lunettes sur

le nez y coiffé d'un bonnet de police, fait la classe aux enfants de troupe. Les regardant d'un air sévère : Voilà, leur dit- il avec un geste grave, j'vous introge.... taise vous. Qu'chy entende un brofond silence, nous parlons sur le crammaire française.

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