ALPHABET MORAL
fanterie s'est égaré dans un bois , et a été recueilli par un paysan qui le conduit à sa chaumière , à la porte de laquelle on voit un enfant. Quoiqu'il ne soit pas Écossais, le Français est hospitalier, dit Gharlet qui connaît sa Dame blanche. Charmant paysage.
850. — 9. I. INDIÇENCE. Un vieux pauvre est assis sur un banc de
pierre; deux enfants, dont le costume annonce une condition différente , passent près de lui se rendant à l'école : Le petit riche donne au vieillard les deux sous de son déjeuner. Le petit prolétaire dit : j'ai rien. L'intention suffit. Dieu les récompensera. »
851. — Première idée de la pièce précédente. Croquis en t., peu
avancé, sans encadrement. Ici, le pauvre est assis à la droite de Pestampe. Devant lui les deux enfants, dont les têtes seules sont à peu près terminées.
852. — 10. J. JANVIER (1er). Un bon vieux grand-papa arrive à la
maison chargé de jouets de toute espèce. Il est entouré par cinq petits enfants qui regardent avec admiration tout ce qu'il porte. Une petite fille hissée sur la pointe des pieds lui débite ce compliment :
Cher grand-papa, dans ce beau jour, Reçois nos vœux et notre hommage :
Peux-tu douter de notre amour, Quand tes bontés en sont le gage?
Oh!... si... les dieux...
853. — 11. K. KALHOUGK. On vous a vu, mais on ne vous reverra
plus. Il est représenté monté sur un cheval blanc, au milieu d'une campagne boisée. Dans le fond, à droite, des Cosaques.
854. — 12. L. LEÇON DE PEINTURE. Pendant qu'un vieillard, assis
dans un fauteuil , paraît absorbé par la lecture de son journal, un jeune peintre, derrière lui, est beaucoup plus occupé d'une jeune personne , son élève, que de son tableau placé sur un chevalet. Notre moraliste Charlet donne à cette occasion ces sages conseils : Tous tant que nous sommes, pères ou maris confiants. . . défions-nous du professeur pâle comme un beau jour d'automne, au front d'ivoire, aux yeux d'èbene et à l'âme orageuse. Et pour rendre sa leçon complète, il
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ajoute en note : Un bon professeur a presque toujours des besicles vertes, des socques, et froid aux pieds.
855. — 13. M. MISÈRES DE LA GUERRE (1812). Épisode de la retraite
de Russie. Dans le fond, colonne de troupes au-dessus de laquelle on voit planer une nuée de corbeaux. Sur le premier plan, plusieurs soldats parmi lesquels un grenadier de la Garde, couvert de fourrures, a pu, malgré sa misère, conserver son fusil. &
856. — 14. N. NAPOLÉON. Il est représenté debout, à pied, et lor-
gnant sur un tertre élevé qui domine une vallée dans laquelle on voit des masses de cavalerie.
857. — 15. O. OURAGAN. Un orage a renversé une voiture dans un
chemin creux, bordé de rochers et d'arbres dont les cimes plient sous le vent. Un homme jeté à terre par l'ouragan, semble furieux et menace le ciel de son poing fermé. 0 homme vain! mais non superbe, tu fais ton Ajax , tu menaces le ciel... mais la Divinité souffle, et tu roules comme le grain de sable du désert.
Paysage remarquable.