CHACUN CHEZ SOI!... CHACUN POUR SOI
On ne dit plus: EST-IL HONNÊTE HOMME? A-T-IL DU MÉRITE?
On dit: FAIT-IL SON AFFAIRE? A-T-IL DE L'AR- GENT?
T.-g, p., encadrée , en t., avec les noms.
4. —LE PLUS DÉLICIEUX ET LE PLUS AILÉ DES BKETS. FRICO- TEUR RÉCALCITRANT ET DROLE DE CORPS. Il vient de se lever de la table, sur laquelle on aperçoit du vin frappé, et un compte montant à vingt-cinq francs. Survient un officier qui semble lui faire des reproches de n'être pas en tenue. Je ne peux pas m' habiller, répond -il en riant, et tenant un verre de Champagne à la main, mes moyens d'existence ne me le permettent pas!... J'ai une femme!... des enfants!., un tas de choses!... qui m'imposent une immensité de privations !
G.- p. à l'encre, en h., encadrée, avec les noms. On lit au bas : Se vend deux francs , au profit d'un vieux légionnaire de la Garde Impériale.
5. RR. — LE MAITRE DE CEUX OUI N'EN VEULENT PAS, OUTRAGE A LA PLUME POUR DESSINER SANS APPRENDRE ET SAVOIR SANS ÉTUDIER. Par Charlet, professeur à l'école royale Polytechnique.
262 DEUXIEME PARTIE. — VIe SECTION.
Un enfant à genoux, vu par le dos, indique de la main droite et fait lire à un petit camarade cette annonce tracée sur un bloc de pierre. A droite, à leurs pieds, un gros chien couché.
G. p. à l'encre, en t. , sans encadrement. Elle devait servir de frontispice pour un ouvrage projeté. Charlet ne s'étant pas arrangé avec l'éditeur, la pierre est restée chez Villain, qui, après avoir tiré un petit nombre d'épreuves, Ta effacée par suite d'un malentendu.
356 rrr. — la même pièce. Premier et très-rare état. Au-dessous de l'estampe que nous avons décrite, Charlet a dessiné une dizaine de griffonnements ; nous indiquerons seulement deux têtes de vieillards, à gauche; et à droite, une autre tête de vieillard, de profil, tourné à droite.
357. rr. — * GRANDE FEUILLE DE CROQUIS à l'encre, en t. et encadrée. Imprimée chez Villain, elle ne porte d'autre nom que celui de Charlet, au bas, à droite. Cette pièce était destinée à l'ouvrage dont nous venons de décrire le frontispice. Elle contient quinze croquis ; voici les deux principaux : en haut, à gauche, une femme coiffée d'un bonnet est assise sur un banc de pierre (c'est le portrait de Mm? Charlet) ; au bas, à droite, un vieillard est assis sur une chaise basse, au pied de laquelle est couché un chien.
358. — S MAI! LÀ PRIÈRE DU VIEUX SOLDAT. (Anniversaire de la mort de Napoléon. 1821.)
Dans le fond , deux rideaux relevés laissent, voir un riche catafalque sur lequel sont placés le chapeau et les décorations de Napoléon. Sur le premier plan, un vieux soldat de la Garde est respectueusement agenouillé, tenant dans ses mains une couronne.
G. p. en h., encadrée, avec les noms de Bry et des éditeurs de Paris et de Londres. Quelques épreuves avant toutes lettres; un grand nombre encadrées de diverses manières.
359. rrr. — * PREMIÈRE IDÉE de la même pièce. Croquis en h. peu
avancé, sans aucuns noms.
Il n'y a d'indiqué que le vieux soldat; la tète et le haut du corps sont assez avancés ; plus bas , seulement quelques traits de crayon. H. du soldat, 185.
360. — 15 AOUT! NOBLES SOUVENIRS. (Anniversaire de la fête de
Napoléon.)
Un vieux sergent de la Garde, assis dans un fauteuil, a revêtu sa grande tenue pour cet anniversaire. Une petite fille, entre ses genoux, se hisse sur la pointe des pieds pour déposer une couronne et des fleurs près d'une petite statuette de l'Empereur. A gauche, un jeune garçon, jouant à quatre pattes, s'est coiffé du chapeau du vieux soldat; plus loin, un troisième enfant.
Cette pièce fait le pendant de la précédente ; elle a été éditée dans les mômes conditions et porte les mêmes noms.
vne SECTION