‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son uvre lithographiqueChapitre 157 sur 183 · VIE LE VALENTIN · texte numérisé non relu

VIE LE VALENTIN

tant sur le mérite des femmes. Charlet , assis sur un tronc d'arbre, prend son bouillon, tout en prêtant attention au vieux sergent. Celui-ci, un brûle-gueule à la bouche, exprime ainsi sa théorie sur le mérite des femmes. Il n'appartient pas, comme nous allons voir, à l'école de Legouvé : Moi , je suis un vieux matérialisme ; je n'apprécie le mérite de la femme qu'à la qualité de son bouillon... Je sais que le sexe me fera une émeute pour ce principe... mais je le déduis de ce qu'il est nécessaire que l'aimable moitié de nous-même soit particulièrement versée dans le pot au feu et le degré de cuisson de la légume, dans l'intérêt et pour la stabilité du principe constitutionnel.

Charlet, en recueillant les maximes du vieux sergent, ajoute en note : Quelle atrocité! quelle ignobilité !... (Exclamation de ma voisine, MUe de Sainte - E nuance , auteur d'Irma , ou les Combats d'un Cœur vertueux ; 0 vol. in-8°; Paris Ernest Bourdin).

949. __ 36. VALENTIN SE COUVRE DE GLOIRE. On le voit croisant la

baïonnette contre deux soldats hollandais : Haltc-lù , lands-

manns ! hollandisches !. . . vous prisonnires , ou j'pique II

Le 12 décembre , les Hollandais firent une sortie et furent promptement refoulés. Dans cette action, Val enfin se précipita sur l'ennemi et fit deux prisonniers. Quelques instants après, il reçut un éclat d'obus à la jambe droite, ainsi qu'on le verra dans le chapitre suivant.

Charlet met en note : Le Français a toujours piqué et piquera toujours. (Réflexion de mon ami François Villain, imprimeur sans caractère.)

950. — rrr. Première idée de la pièce précédente. Croquis, en t.,

sans encadrement. Valentin, à gauche, a derrière lui plusieurs soldats français; adroite, au premier plan, les deux Hollandais ; le premier dans une position analogue à celle de l'estampe précédente; le deuxième, indiqué seulement jusqu'à la ceinture, a les mains jointes.

951. — 37. VALENTIN RAMÈNE SES PRISONNIERS. Blessé a la jambe

I droite par un éclat d'obus et ne pouvant plus se soutenir, Valentin invita ses deux prisonniers , Van de Naw-hay, et Van de Bet-raw , à vouloir bien le porte/' au quartier général français ; ce que ces deux dignes Bataves exécutèrent avec une sollicitude toute particulière. — Le Nord seul produit ces admirables caractères.

358 DEUXIÈME PARTIE. IXe SECTION.

Valentin, assis sur un fusil, est porté par ces deux estimables Hollandais.

1)52. — 38. VALENTIN A L'HOPITAL SAINT - LAURENT (Sous Anvers). Valentin est visité par son digne colonel, qui l'exhorte au courage ; Valentin, très-résolu, lui répond: Colonel! je vois qu'il faut que je me confie aux charcutiers de l'établissement ; si je passe l'arme à gauche , tant pis, je n'ai rien à me reprocher et puis paraître là-haut , devant le conseil supérieur.

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