‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son uvre lithographiqueChapitre 67 sur 183 · ILS SONT LES ENFANTS DE LA FRANCE! A gauche, un mo · texte numérisé non relu

ILS SONT LES ENFANTS DE LA FRANCE! A gauche, un mo

nument funèbre porte cette inscription: Foy ! la patrie reconnaissante adopte tes enfants. Un vieux canonnier du sixième d'artillerie légère (commandé dans le temps par Foy) tient sur son bras le plus jeune des enfants enveloppé dans son manteau. Près de lui les quatre autres enfants (deux garçons et deux filles) ont dans leurs mains des couronnes d'immortelles.

T.- g. p. en h. , sans encadrement , faite à la mort du général Foy.

306. — Un peintre, affublé d'une manière grotesque, vient de terminer cette enseigne : Fabrique d'éteignoirs (au-dessous est dessiné un dindon faisant la roue et tenant un éteignoir dans

« Rien n'est plus commun , lui disais-je , et voici ce dont j'ai été témoin et peut-être même un des acteurs :

« C'était le premier jour de la bataille de Leipsik. Par un temps magnifique , vers dix heures du matin , toute la vieille Garde marchait en masse dans la plaine, se dirigeant vers le lieu du rendezvous. Depuis la veille ,:les deux armées étaient en présence et l'artillerie en batterie. Or, contrairement aux habitudes, la bataille s'engage par une effroyable canonnade sur toute la ligne.

« Aussitôt vous eussiez vu de cette vieille Garde se détacher plusieurs milliers d'hommes subissant la même influence que notre jeune soldat et notre spirituel docteur. •

la patte) au plus beau des jésu Montrant en riant son

ouvrage de sa main droite qui cache la fin du mot; il se demande : est-ce un dindon ? 1/4 jésus en h.

307. —LE BILLET DE LOGEMENT. Trois militaires, porteurs de bilr lets, cherchent leur logement. S'adressant à cet effet à un

paysan qui rentre chez lui, voici les renseignements qu'ils obtiennent : Allai, suivai... allai, marchai , vous n'y êtes point... Suivai tout drait , tout au bout de la grande sente ; vous tournerai su votre main draite , puis tout drait un p'tit quart d'heure.

Cette pièce en t. 1/4 colombier est éditée chez Bance et imprimée chez Benard.

308. — Un grenadier blessé, le bras droit en écharpe, marche sur v une grande route par un froid rigoureux. Notre grenadier est

philosophe, et bien mieux, philosophe français; aussi prendil gaiement son parti en entonnant le refrain : Ah! quel plaisir... d'être soldat! Près de lui, un jeune soldat, traînant péniblement un pied blessé , semble plus impressionné par le froid et la misère que par la gloire et le plaisir d'être soldat ! 1/4 Jésus en h.

309. — Des conscrits sans armes sont exercés à la marche par un

vieux caporal. Voici sa théorie : Au commandement de halte ! rapportons vivement le pied qui est à terre à côté de celui qui est en l'air , et restons mobile! ! ! A gauche, un groupe d'enfants ; dans le fond, de nombreux spectateurs. T.- g. p. en t. Voici son pendant.

310. — De jeunes fantassins ont pris les armes pour la corvée du

quartier. L'un d'eux s'est approché d'un vieux troupier assis sur un banc, et, son bonnet de police à la main, lui fait respectueusement une réclamation. Voici la réponse de l'ancien : Au commandement de pas d'observations ! tu renfonces simultanément ton discours , en partant vivement du pied gauche , la pointe du pied basse , le jarret tendu , et les genoux d'aplomb de sur les hanches. »

311. — Un hussard d'ordonnance vient de mettre pied à terre ; il est • ivre. Survient un officier : Capitaine, dit le hussard, dont les

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