‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son uvre lithographiqueChapitre 66 sur 183 · PROMENADE A BELLEVILLE DE M*e DURAND, COCO, FIFINE · texte numérisé non relu

PROMENADE A BELLEVILLE DE M*e DURAND, COCO, FIFINE

AZOR , POLICHINELLE ET M. DURAND. Ce dernier, en bras de chemise, le schall de sa femme sur l'épaule, semble médiocrement satisfait de traîner la voiture où sont les enfants, azor et polichinelle. Mme Durand, qui se carre près de lui, est beaucoup plus contente : On aperçoit le petit cousin. En ce moment Coco se lève, et va frapper son père avec une longue gaule en s'écriant : Papa ! dada! T.-g. p. en t., encadrée.

296. — M. Durand est encore moins content. Pendant que Madame

(1) C'est en 1824 que les éditeurs Gihaut commencèrent a imprimer quelques épreuves des lithographies de Charlet sur papier de Chine. Nous nous sommes abstenu d'indiquer dans notre Catalogue celte différence dans la nature des épreuves, ne voulant pas le surcharger.

valse avec le cousin, il fume dans une longue pipe, assis près l'une table, et chargé par sa femme de garder son schall, son ombrelle et les provisions. Les deux enfants sont accourus. A droite, Coco veut s'emparer du dîner. Papa! nananf... A gauche, Fifine retrousse sa robe: Papal caca! T.-g. en t., encadrée. Fait pendant à la précédente.

M7. h. — PAPA! NANAN! PAPA! CACA! Ce dessin, condamné par le maître et remplacé par celui que nous venons de décrire , est terminé et porte tous les noms. Parmi les très - nombreuses différences qui le distinguent de l'autre, nous indiquerons celle-ci : la voiture des enfants est à droite ; tout à l'heure elle était à gauche.

21)8. — Un jeune sergent du génie, avec armes et bagages, a sur sa route accosté un laboureur, qu'à sa figure martiale on reconnaît pour un ancien soldat, et prenant congé de lui , il en recueille cette moralité : Le laboureur nourrit le soldat , le soldat défend le laboureur ! Trois enfants entourent le sergent , et complètent ce beau dessin. T.-g. en t.

299. — LE PREMIER COUP DE FEU. Un jeune soldat éprouve un effet

assez ordinaire en pareille occasion. Il est resté à l'écart et va s'accroupir au pied d'un arbre, tandis que sur la gauche le feu est engagé (1).

300. — LE SECOND COUP DE FEU. C'est tout autre chose : notre cons-

crit est devenu un brave soldat. Monté et agenouillé sur le mur d'un réduit, il tire son coup de fusil sur un Prussien, qui reçoit la charge en pleine poitrine.

G. p. en t., encadrée, faisant pendant de la précédente.

301, — Un vieillard se dirige vers la gauche, portant un pain sous le bras. Il voit un petit pauvre demandant l'aumône : Jeune ! se dit-il , j'avais des dents et pas de pain ; vieux ! j'ai du pain et pas de dents. Ici, le vieillard porte un chapeau rond.

(I) En cette occasion comme le plus souvent , Charlet a saisi îa vérité sur le t'ait. Quelques-uns uV nos lecteurs se rappellent peut-être encore <ette parole si facile du Dr Pariset , secrétaire perpétuel de l'Académie de Médecine. Cette parole était un bouquet de feu d'artifice. Or un joui que le docteur allait parler, il disparait un moment Un peu plus lard , il me donnait ta raisons de son absence -

252 DEUXIEME PARTIE. — VIe SECTION.

302. — *MÊME SUJET,, AVEC LA MÊME LÉGENDE. Dessin tout à fait

différent du précédent. Le vieillard porte un chapeau à trois cornes.

Ces deux pièces sont imprimées sur 1/4 jésus, avec les noms.

303. — L'INSUBORDINATION. Au milieu d'une troupe d'enfants jouant

au soldat, un franc gamin, nu-pieds, coiffé d'un bonnet de police, s'est approché du chef, qu'à son costume on peut croire un petit riche, et le menaçant de sa main : Si les mieux habillés, dit-il, veut toujours être les générais , fleurs y fiche des calottes.

T.- g. p. encadrée en t. ; imprimée chez Mlle Fromentin et O.

304. — Un grenadier s'est écarté de la colonne qu'on voit filer dans

le fond, à gauche, et est entré dans une ferme. Saisissant une tasse de bouillon qu'une vieille femme vient de tirer du pot , il dit en riant : « Elle a le cœur français, V ancienne! »

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