UNE IDYLLE AUX CHAMPS
Charlie sermonne severement Tom Wilson, le brutal patron de Charlie dans le film, bien docile maintenant et terrible ensuite quand Charlie, directeur, sera devenu un « poor Charlie )> miserable, douloureux, battu.
Pour que The Kid ( Le Gosse) soit un chef-d’oeuvre, Charlie n’a point commence par penser que Le gosse sera un chef-d’oeuvre. II pense que un Gosse est un chef-d’oeuvre. Et, s’il admire le petit Jackie Coogan, nous l’admirerons.
no^pr mes me yens. Je veux dire pa^la que l5rsqy’Hn seul dvdriement peu£ provoquer a tui seul^deux ^clats de rire separ6s? il vaut bien mieux que deux faits s^pards. Dans The Adventurer ( Chariot s' evade). j’y reussis en me plaint sur un balcon ou je mange une glace avec une jeune fille. A l’etage au-dessous, jaff^ace .une dame forte, respectable et bien habillee, d une talile. Alors, en mangeant ma glace, je laisse tomber une cuilleree qui glisse a travers mon pantalon et, du balcon, vient tomber dans le cou^fe la dame. Le premier rire oat engendrd par mon propre embarras ; le second, et & beaucoup le plus grand, rdsulte dfe Uarrivk de la glace sur le cou de la dame qui hurle et se met a sauter. Un seul fait a servi, mais il a mis dans l’embarras deux personnes
et.a ddclanche deux dclatsde rire.
. « Si pimple 4ue ceci semble, il y a deux dldments * •
• de la nature humainq qui sont visds par lui : l’un est WjXbsiirpris par le public d voir la richesse «^le luxe
en peine ; l’atirtre est la tendanca,du public d ressen-
. tfh
W *ir. les mSmes Emotions que l’acteur sur 4q..<(Cene ou Ddcran. L’une des chosq? les plus vite* apprises . au f . *tp»^atre est que le peuple en gdridral^pt satisfait de
Goqs e
voir les gens riches avoir la j>lus mauvaise* part. Ceci j>rovient de ce que les.neuf dixifemes des humains sont pauvres et i: tferieuremenf jalousent la richesse de l’autre dixieme. Si, au contraire, j’avais fait tomber la glace dans le cou d’une pauvre femme de me- -au.lieu de rise c’eut fete de la sympathie qui fut nfee pour la femme. De mfeme, une femme de
menage n’ayant aucune dignitfe 4 perdre, ce fait n’eut pas fetfe dr ole. Laisser tomber de la glace dans le. tou d’une riche, c’est, dans l’esprit du public, lui faire arriver juste ce- qu’qlle mferite.* En disant que l’etre humain ressent les memes femotions que celles dont il est tfemoin, je veux dire, en reprenant l’exemple de la glace, que lorsque la dame riche frissonne, le public frissonne avec elle. La chose qui embartm se un acteur doit §tre familiere au public, autrement' celui-ci n’en saisira pas la portfee. Sachajit que la glace est froide, le public frissonne. Si 1’on se sert
de quejque chose que le public ne reconnaJt pas de
suite, celui-ci ne se rend pas bien compte. C’est la-
dessus qu/fetait basfe le lancement des tartes 4 la'
crfeme dans les films du dfebut. Chacun sait combien
ces tartes s’feqqasent facilement et, par suite, pou-
yC00gl(
vait appr6cier les sensations de Factfeur qui en* recevait une. '*
. « Beaucoup de geAs m’ont deman de ou j’ai pris l’id6e du genre que j’ai. Eh bien, tout ce que je puis dire, c’est que c’est la synth&se de beaucoup d’Anglais que j’ai vus a Londres pendant que j’y habitais. Quand la Keytsone Film - Company, pour laquelle j’ai tourne mes premiers* films, m’a demande de quitter Une Nmt dam un music-hall
anglais de Kamo — pantomime od je jouais - —
j’hdsitais, principalement paqee que je ne sarais pas quel genre comique je' pourrais prendre. Mais, au bout d’un certain temps> je r^flechis a tous les petits Anglais que j’avais vus avec de petites moustaches noires, des vetements coUants et leur canne de bambou, et je me d6cidai 4 les prendre coimae modele. L’id6e de la canne est’ peut-etre ma trouvaille la plus heureuse. Car la canne est ce qui m’a fait le plus rapidement connaitre et, d’ autre part, j’en ai developp6 l’Usage jusqu’a lui donner un caraettre comique 4 elle seule. Souvent je la trouve ntcrochde 4 la jambe de quelqu’un, ou l’attrapant par l’dpaule et obtenant ainsi' un rire du public sans presque
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me rendre compte moi-rneme du geste. Je ne - pense
pas avoir completement senti au ddbift combien
on peut dire, chez des millions ‘d’indi vidus, une canine
etiquette un homme comme un « dandy »; ausst v
lorsque j ’arrive en me dandinant* sur une . seine avec ma petite canne et mon air sdrieux, je donne
l’impression d’une tentative de dignity, ce qui -est exactement mon but. Quaad je fis mon premier film a la Compagnie Keystone j’avais vingt et un ans ^f*en ai vingt-neuf maintenant) ; on peut se demand er ce que je connaissais de l’homme de cet age. Eh bien, il faut se rappeler qud je jouais devant le public depuis l’fige de quatorze ans. Cela semble un peu bizarre que mon premier engagement d’importance fflt avec William Gflette, un acteur americain, dans Sherlock Holmes , une pi&ce americaine.
« C’est vrai, pendant quatorze mois j’ai joue le rdle de Billy, le gar'gon de bureau, dans les representations de Sherlock Holmes d Londres. A la fin
de cet engagement, jp jouai du vaudeville. Je chantai et dansai pendant quelques anndes, y renonqant< pour m’ engager a la troupe de pantomime de Karruo. La pantomime est trds appreciee en Angleterre ,et,
ayant moi,-meme un penchant pouf cet art, j’fcais
trds heureux de pouvoir n>’y adonner...
« Sans, ma mdre, cependant, je me demande si j’au-
rais reussi dans la pantomime. C’est la mime la ' * \ plus prodigieuse que j’ai vue. Elle restait 4 la ferte-
tre pendant des heures, regardant la rue efr reprodui-
sant avec ses mains, ses yeux et l’ expression de sa physionomie, tout ce qui se passait en has, et ceJa ne s’arretait jamais. Et c’est en lajregardant et en l’observant que j’ai non settlement appris 4 traduce les Emotions avec mes mains et ma figure, mais aussi
4 etudier l’homme. Elle avait quelque chose de prodigieux dans son observation. Ainsi elle avait vu Bill Smith descendre dans la rue le matin. Elle disait : « Voici Bill Smith. 11 tsaine les pieds et ses « bottines ne sont pas cir£es. 11 parait en colere, je « parie qu’il s’est battu avec sa femme et est partisans * « dejeuner. La preuve, c’est qu’il rentre dans une « patisserie gjour prendre un cafe et un petit pain. » Et invariablement, dans la journ6e, j’apprenais que Bill Smith s’dtait battu avec sa femme. Cette faqon d’ observer les gens 6tait la chose la plus prgcieuse
que ma m£re pouvait m’apprendre, car c’est de la *
soste que j’qi connu ce qui par ait drole aux gens.
C’est pourquoi lor^que jq regarde un de mes propres films, lorsqu’tt est *pr£sent6 au public,’ je jgarde uiv ceil sur- le 'film, 1’ autre et les deux oreilles sur le public. Je remar que ce qui fait rirele public' et.ce qui
ft
' ne le fait <pas rire. Si, par exemple, a plusieurs repr6-
sen tat ions, le public ne. rit pas d un jeu de sc&ne que jiai vouki drole, je m’efforce de suite de ddcouvrir ce qui ^tait fatfx dans sen id£e ou dans son executor* ou encore dans la photographie que l’on a prise. Tr£s sourent je m’aper$ois d’un liger rire pour un geste que je n’ai pas 6tudi6 ; de suite alors j’ouvre les oreilles et je cherche pourquoi cette chose particulidre a porte a rire. En quetque sorte, lorsque je vais voir un de aaes films, je suis un peu conune ■le marchand qui va observer ce que sa clientele
* p'ortp, ach&te ou fait.
« De meme que j'observe le public dans un theatre pour voir ce qui le fait rire, de •meme je l’observe
pour trouver des idees de scenes comiques. Un jour, je passais devant une caserne de pompiers au moment oil Ton donnait le signal du feu. Je vis les pom*- •>
piers glisser le long du mat, enjambant la pompe
nt *■ •
et se precipitant. vers le feu. Aussit6t toute une aerie
■ de possibilities cbmiques m’apparyt. Je ma vis cou-
*ch€, ignorant l’alarme. Ce point, serait comjms de
tous, -car ohacun aime 4 dormir. Je me vis tglissaiS
le long du mat, • faisant des blagues aux chp vappc
des pompiers, sauvant l’heroine, tombant 'de la
pompe 4 un tournant de rue, et beaucoup d’autres
choses du meme genre. Je les hi ejnmagasinies
dans mon esprit, et plus tafd, quandtje fis The Fire-
man (Chariot -pompier ), je me suis servi de ttrt|f cela. Cependatit Si, ce jour-la, -je n’avais pas observe . la caserne, toutes ces possibility ne me seraient pas venues ensuite.
« Une autre fois, je montais et descendais un es-
calier roulant dans un grand rttagasin et je me de-
mandais comment je pourrais utiliser cela dans
un film. Finalertient, je l’ai pris comme base pour v
The Floorwalker (Chariot chef de rayon).
« En regardant un match de boxe, j’ai eu l’id6e
de Champion Charlie (Chariot hoxeur) oti moi, petit
hetnme, j’ai mis knock-out un grand diable grace *
4 un fer 4 cheval cach4 dans mon gant. Dans un aijtre "film, je me servis d’une agence de placement >
4onune sujdt principal. Bref, j’ai tqujouljp tir6 parti de la vie- de tou^ les jours, soit pour lea personnages^sOit' .pour les choses comiques. Un jour, par* exemple, j’itais au restaurant et . je remar quai seudajn qu’un homme, 4 quelques metres' de moi, se mettait 4 sourire et 4 faire des sahxts, en apparent 4 moi. M’imaginant qu’il cherchait 4 etre amical, j’en fis ^utajftt, alors que j’avais mal interprite ses intentions. ,tJne minute apr&s il souriait de nouveau. Je le saluai, mais il se renfrogna encore. Je comprenais plus pourquoi tour a* tapir il souriait* ou frongait les sourcils. Il fallut que je title ditourpasse pour voir qu’il flirtait avec une jolie fille qui se trouyait derriere moi. Mon erreur, me fit rire et pourtant elle itait .excusable ; aussi, quand, quelques mois plus tard, l’occasion se prisenta d’employer ce jeu de seine pour Tlye Cure ( Chariot fait une cure), je me servis de cet incident.
« Un autre point d’humaniti que j’emploie sou vent est la tendance du public 4 aimer les contrastes et les surprises dans ses distractions. C’est une affaire bien connue que le public aime la lutte entre le fiien et le mal, le riche et le pauvre, le ch4n$ard * et le
malcha$iceux> qu’il aime 4 rire et 4 plejirer, tout * « , , * cela en quelques minutes. Pour 1% priblic, te contraste
‘ engendre l’intferet et c’est pourquoi je mr*n sers continueftement Si je suis poursuiri par un agent, je rejids tou jours le policier lourd et maladroit, aldrs # que moi, en me faufilant entre ses jambes, j’apparajs 16ger et aero bate. Si je suis malmen&, c’est toujours par un homme colossal, de'faqo* que, par; le contraste de ma petitesse, j’obtienne la sympathie public et toujours j’essaie de iaire contr aster le s£rieux de Ynes manfcres avec le ridicule de l’inddent.
« C’est 6videmment une chance que je sois petit et puisse ainsi faire ces contr astes sans peine. Tout le monde sait que le petit individu persecute a toujours la sympathie de la foule. Sachant ce penchant pour le plus faible, je m’arrange pour accentuer ma faiblesse en joignant les 6paules, en faisant une moue pitoyable et en prenant l’air apeur&. Tout cela, naturellement, est l’art de la pantomime; mais si j’ttais un peu plus grand, j’aurais plus de mal 4 etre sympathique. J’aurais alors 6t6 capable
, de me preserver moi-meme. Mais tel que je suis,
le* public,, mimfe lorsqu’il rit de mop Spgarence,
iprouve de la sympathie pour moi.
<t Malgri cela* iV "faut avoir soin que le oontraste ressorte bien. A la fin de A dog’s life (Une Vie de dhieri) k par exemple, je suis fermier. C’est pomrqiroi j’ai pense qu'il pouvait etre drdle de me.«trouveft dans un champ, prendre une graine dans ma poche et de la planter en faisant un trou avec mon doigt. Aussi je chargeai un de mes collaborateurs de choisir une ferme oU la seine puisse se passer. 11 en trouva une, mais je ne m’en suis pas servf pour la simple raison qu’elle etait trop petite et ne serait pas par venue k donner le contrasts pour mon absurde' fafon de planter une seule graine k !a fois. Cela pouvait etre assez drdle par rapport k une petite lerme,
mais appliqui k une grande de 25 hectares, le jeu de
seine obtint un inorme rire par le seul contraste de ma mithode de planter et la grandeur de la ferme.
« Sur le mime pied> quale contraste, je mats la sur-
prise. Je ne cherche pas oomplitemeat la surprise
dans la composition ginirale de mon. film, mais aussi
je m’efforce de vaincre mea gestes personnels de fa-
^on a ce^quteux-m§mes ‘surviennent comma une surprise. J’essaye toujours de cr6er de ' l’inattendu d’une fapon nouvelle ; si j’ai la conviction qua le
public s’attend 4 ce que je longe. la rue a pied, dans un film, subitement je saute dans une vulture. Si |e veux attirer 1’ attention de quelqu’un, a tv lieu de lui f rap per sur l’&paule avec ma main ou de l’appeler, je passe ma canne sous son.bsas et je fa£tii£
gentiment a moi. Me reprisenter ce qu’attend le public et alors faire juste autrement est un pur plaisir pour moi. Dans un de mes films, The Immigrant { Chariot voyage), le lever du rfdeau me montre tr&s pench6 en dehors du navire ; on ne voit que mon dos et le mouvepient convulsif de mes epaules fait paraltre que j’ai le mal de mer. Si je l’avais eu, c’eut 6te une grosse faute que de le montrer dans lp film. Ce que je faisais, en tdqfite, c’etait de trompdr
d61ib6r&ment le public, car, quand je me redresse
je retire un poisson au bout de ma ligne et le public
-s'aperpoit qu’au lieu d’avoir le mal de mer j’ai sim-
plement pass6 mon temps- & pecher. (fest une sur-
uprise partaite qui arriene un gros rire.
« II y a 6galement un autre danger: c’est de vouloir * •
1 Digitised by
^le
, 8jfe tropdrdle. II* y a dea pUces «t desdilqgp ovk 1’ assistance rit'tant et de si bon cceitr qu’elje s’y 6puise
conjptetemcnt. Faire' mourir de rire une salle ’ est une ambition de beaucoup d’acteurs, mais je pr4- £8re eparpiller le rire. Ce qui est beaucoup jnieux qu',in jet continu d’ amusement, c’est deux ou trois francs Eclats de rire plutot que l’explosion d’une salle
pendant plusieurs minutes.
: « Qn me denrlande sou vent si toutes mes conceptions s» r6alisent et s’il est facile de faire un film drdle. Je souhaite parfois qu’on puisse suiyre toute la marche d’un film depuis son id6e jusqu’au. moment de sortir les caracteres, prendre les photos, les editer et en tirer parti. Je suis sou vent, qffraye du total considerable de pellicule qu’il me faut faire pour obtenir une seule realisation. J’ai bien tourne .do ooo pieds de films. pour obtenir les 2000 vus par le public. II faudrait environ vingt heures pour
projeter sur l’ecran les 60 opo pieds de films. Et toute cette pellicule doit §tre impressionnee pourarriver & vi^gt minutes de projection, a Quelquefois, quand je me fends compte de cela#
bien qu’ayant travailie peniblement une idee et
— xoo —
qu’elle n’^paSpris fofme dans mon %sprit itpar sutyp n’est pas *u poifttpour etre fi^mfee, de suite je la laisse qt passe 4 urte autri. Je consider e qu’il pe faut «fias
*'■ perdre^de temps 4 quelque chose £ui se prfesente male'll faut concentrer tout* son inergie 4 ce que l’on fait, mais si, par hasard, on s’y empetre, apris avoir fait de son mieux, il faut essayer autre chose pendant un certain temps et revenir. ensuite 4 so» id6e originate si on a confiance en elle. C’est le ftioyen * que j’ai toujours pris pour travailler.
« Dans mon travail, je n’ai confiance que dans ma propre appreciation. Quelquefois ceux qui se trouvaient autour de la seine se dilectaient de certaines
seines pendant qu'on les prenait, et pourtant je les ai rejeties parce qu’elles ne me semblaient pas assez >. drbles. Ce n’est pas parce que je me crois beaucoup plus fin que ceux qui m’entourent: c’est simplement* parce que je suis le seuf 4 reeueillir tout le blame ou tout le binifice du film. Je ne peux pas mettre en" garde au dibut du film et dire : « Public, je ne te « blfime pas de na pas Tire. Je n’ai pas trouvi cela
. drdle moi-meme. Mais ceux qui m’entouraient n’ont
’ « pas de cet atlSet je me suis rangi 41eur opinion, »
JL « *
« II y a un ailtre point- qui tpt read decile . pour croire les appreciation do .coax qui m’entouretit.
Mon photographe . et so* assistants sorit tellemfent habitues A mon jeu qu'ils n’on rient pas -beaucoup. * * Si pourtant je viens A faire une faute, alors Us rient de'rnoi -et, ne me rendant peut-dtre pas compte de*
ma faute, je peux croire que la scdne est drdle. Je ne suis arrive A m’en aperoevoir qu’apr&s avoir demands un jour A ceux qui riaient d’un bout de scene que je ne trouvais pas du tout drdle, pourquoi * ils riaient. 11s me dirent que c'etait paroe que je m’6tais trompe, at Je vis alors comme j’-auraia pu Stre induit en erreur. Aussi, maintenant, suis-je heureux qu’ils ne rient que rarement de mon jeu.
* « L’une des choses dost je me mM ie le plus est
de ne pas exagferer ou d’appuyer trop un point par-
ticulier. Je pourrais plus lacUement tuer le rire par l’exageration que par 'tout autre moyen. Si je iaisais trop de ma demarche personneUe, si j’dtais trop brutal en renversant quelqu’un, si j ’arrivals a un exces, quelconque, cela pe vaudrait rien pour le film.
.«Se restreindre est une chose tf 6s importante, non .
settlement pour un acteur, Tnais pour n’impbrte qui.
Se restreindre 1© tenig^ramen^ les app6tits, les mauvaises habitudes oU toutes autrfeb choses eSt une ^ *tessit6. L’une des raisons qui me dojft peu aimer les premiers films que j’ai tourn£s, c’est qu’il 6tait peu facile de s’y restreindre; Une ou deux^tarteS 4 la crdme sont amusantes, peut-etre, mats quand le rire ne depend plus que des tartes a la* cr6me, le film deviant vite monobone. Jo- ne rdussis peut-etse, pas toujours grace 4 ma m&thode, mais j’aime-mille fois mieux obtenir le rire par un acte intelligent que par des bru tallies ou des banalites. II n’y a pas de myst4re pour faire rire le public. Tout mon secret est d’avoir gard& les yeux ou verts et P esprit en 6veil sur tous les incidents capables d’etre utilises dans * mes films. J’ai £tudi& l’homme parce que, sans *fe
connaitre, je n’aurais rien pu faire dans mon metier.
Et comme je le dis^is au debut de cet article, la connaissance de l’homme dst 4 la base de tout succ4s.»
Et voili tout ce que je sais de Charlie Chaplin, dit Chariot.
Googl
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