ACTE IL SCÈNE V
CHARLOTTE, iapprochatit de la vieille dame^ et maniant son travail.
Pour qui donc ce travail à Taiguille?
LA VIEILLE DAME
Ceci ?-=-C'est un tricot pour ma petite-fille.
Et vos yeux?
LA VIEILLE DAME
Oh ! je peux travailler sans y voir ; Mais je ne peux, plus lire, et c'est mon désespoir. 950
Demain je vous lirai Gonzalve de Cordoue.
\Elle va vers la table de jeu,"]
LA VIEILLE DAME, à madame de Bretteville, Adorable !
UNE DAME, qui jouait, cédant sa place à Charlotte.
Sieds-toi, chère petite, et joue.
On commence un boston.
[Charlotte i assied et prend les cartes en main.]
MADAME DE BRETTEVILLE, au vieux gentilhomme, qui s'est levé et regarde des vases de fleurs artificielles, placés
sur la cheminée.
Vous regardez ces fleurs?
LE VIEUX GENTILHOMME
On les croirait des champs, à leurs vives couleurs!
MADAME DE BRETTEVILLE, montrant Charlotte, C'est son ouvrage.
UNE DAME, qui joue, à Charlotte,
Mais, Charlotte, prends donc garde ! 955 Tu n'es pas à ton jeu. — Qu'est-ce qu'elle te^dft.^
UN JOUEUR, jetant une carte*
Sept à cœur!
\0n entend du bruit dans la rue.]
CHARLOTTE, tressaillant.
Écoutez !