ACTE IL SCÈNE V. SI
De loyaux chevaliers, contre la France armés I 1005
LE VIEUX GENTILHOMME
Non, contre les tyrans des Français opprimés.
Qui vont livrer la France à ceux qui Tenvahissent !
LE VIEUX GENTILHOMME
Qui vont la délivrer de ceux qui la flétrissent.
Qu'ils soient punis ceux-là, mais par d'autres moyens! Qu'ils soient punis, chez nous, par des concitoyens; loio Et n'introduisez pas dans les guerres civiles L'étranger qui n'y vient que pour prendre nos villes !
LE VIEUX GENTILHOMME
Par un pire fléau nous sommes envahis.
La liberté, — voilà Fennemi du pays.
La Uberté !
LE VIEUX GENTILHOMME
Voyez en quel état nous sommes ! 1015
Ah! ne l'accusez pas de la fureur des hommes 1
LE VIEUX GENTILHOMME
Quels forfaits monstrueux n'a-t-elle pas commis 1
Quel culte n'a pas eu ses Saint-Barthélemys !
LE VIEUX GENTILHOMME
Quoi I pour des assassins vous prenez \^ ^^xc^&V
Je les hais plus que vous de souiller mon idole. 1020
Tu n'as jamais été si vive en tes propos, Charlotte; ton esprit a besoin de repos.
— Aussi bien il est tard. Par delà sa durée Nous avons aujourd'hui prolongé la soirée.
[Elle se ihe ; tous se lèvent comme elle et sortent à droite^ après tavoir saluée, — Madame de Bretteville embrassant Charlotte sur le front/] Bonne nuit, mon enfant. — La nuit porte conseil; 1025 Nous parlerons encor de Londre, à ton réveil.
[Elle sort à gauche, appuyée sur Marthe et conduite
par Charlotte/]