ACTE III. SCÈNE III
Ce m*est un vrai chagrin de vous laisser ainsi Pourtant par Tamitié tout peut être adouci, Et je n'ai pas voulu vous quitter sans vous dire 1490
Une bonne parole où Pamitié respire.
Sans doute votre esprit, un moment abattu, Dans TamouT du pays reprendra sa vertu ; Mais si ce n*est assez, et s'il faut vous apprendre Que quelqu'un prend à vous l'intérêt le plus tendre, 1495 Si mon estime, ayant à vos yeux quelque prix, Peut vous encourager à braver les mépris, Sachez que vous avez une sœur qui vous aime, Et soyez toujours ferme et digne de vous-même. Adieu donc !
[Elle lui tend la main,']
BARBAROUX, tenant la main de Charlotte,
Adieu donc, roman évanoui ! 1500
Dans un rayon du soir beau rêve épanoui!
Adieu bonheur ! — Saurai-je au moins ce que vous faites Et comment vous vivez, et dans quel lieu vous êtes?
Vous saurez, Barbaroux, tout ce que je ferai
BARBAROUX
Et qui m'en instruira?
Mol Je vous écrirai. 1505
[Charlotte sort à droite avec la servante, — Barbaroux, aprh ravoir suivie des yeux^ va rejoindre les Girondins, — La Marseillaise éclate de nouveau^