‹ Charlotte Corday: A TragedyChapitre 69 sur 161 · CHARLOTTE, VENFANT, LA JEUNE FEMME · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, VENFANT, LA JEUNE FEMME

LA JEUNE FEMME, à Charlotte.

Cette enfant vous ennuie; excusez-moi.

\Elle veut emmener V enfant que Charlotte retient,'\

Non pas; Je prends plaisir à voir ses gracieux ébats. 1865

LA JEUNE FEMME, ^asseyant près de Charlotte, Avez-vous donc, vous-même, une petite fille?

Je suis seule en ce monde, et n'ai point de famille.

Cil. Coi, 1

LA JEUNE FEMME

Si jeune et toute seule à Paris! — Mais du moins Vous avez des amis qui vous donnent leurs soins?

Je n'y connais personne, et n'y suis pas connue; 1870 Pour la première fois, hier, j'y suis venue.

LA JEUNE FEMME

Je comprends ; vos parents sont peut-être en prison ? — Ou morts? — et c'est pourquoi vous fuyez la maison?

[Charlotte ne répond fas,^ — Pardon ; je renouvelle ainsi votre tristesse ; Mais c'est qu'en vérité votre sort m'intéresse. 1875

Que ferez-vous, bon Dieu 1 sans amis, sans parent, Isolée, au milieu de ce Paris si grandi — Oîi logez-vous?

Dans un hôtel.

LA JEUNE FEMME

Quelle ressource Avez-vous, pauvre enfant?

J'ai de l'or dans ma bourse.

LA JEUf^E FEMME.

Et cet or épuisé...? Savez-vous un état? 1880

Aucun.

LA JEUNE FEMME

Cela se voit à votre air délicat; Mais quoique le travail soit pour vous chose neuve. Il faut s'y résigner en ces moments d'épreuve.

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