‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 116 sur 174 · CONDAMNATION .-] .1/0/;?' DE CHARLES BARBAROUX · texte numérisé non relu

CONDAMNATION .-] .1/0/;?' DE CHARLES BARBAROUX

Du 7 messidor, l'an 2« de la République Française une et indivisible.

Plusieurs particuliers avaient été amenés à l'audience, lorsque la Commission a reçu du Comité de surveillance une invitation portant que l'état de maladie où se trouve le nommé Barbaroux, ex-député hors de la loi, par le décret du ;28 juillet 1793, exigeait que son identité fût promptement reconnue, et qu'il était impossible de le transporter dans une maison d'arrêt, vu les accidents qui pourraient en résulter. La Commission a suspendu l'audience, et le président, s'étant transporté au Comité de surveillance, a vu par luimême l'état de Barbaroux.

Considérant qu'il est utile que la Loi soit exécutée, que le local du Comité est beaucoup plus près de la place Nationale ;

Voulant concilier ce qui est dû à la justice nationale avec ce que prescrit l'humanité, il a invité ses collègues à se transporter au Comité de surveillance, ce qu'ils ont fait.

La Commission a ouvert sa séance dans une des salles du Comité de surveillance ; les portes ouvertes et en présence du peuple, il lui a été présenté un particuher qui a dit se nommer Charles Barbaroux, ex-député, âgé de vingt-sept ans, natif de Marseille, et domicilié depuis peu à Saint-Émilion.

La Commission militaire, après avoir reconnu l'identité de Barbaroux, ordonne, d'après la loi du 28 jiiil-

let 1793, qu'il subira la peine de mort, déclare tous ses biens confisqués au profit de la République, imprime et afiiche partout où besoin sera.

Fait à Bordeaux, en l'audience publique tenue au Comité de surveillance, les jour, mois et an susdits.

Si(jné : Marguerie, Barreau, Antoine Albert, Lacroix fils, et Giffrey, commis greffier.

Manque la signature (/cLacombe, président.

Nous joignons à la condamnation l'acte de décès qui en constate l'exécution immédiate, et l'acte de baptême de Barbaroux. Nous devons la communication de cette dernière pièce à 31. le sénateur Ôgé Barbaroux, le fils du célèbre Girondin. 31. Barbaroux a bien voulu, en outre, nous confier un portrait de son père, portrait que nous avons fait reproduire par l'héliographie et qui accompagne cette publication. fV. les Mémoires de Barbaroux, publiés dans la collection Beaudouin, et précédés d'une intéressante Notice de 31. Ogé Barbaroux.)

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