I. Qui te prévint de l'arrivée de ton fils
R. Ce fut lui-même; il vint à minuit se jetter à mes pieds, en me priant de lui donner azile; que si je le refusois il se poignarderoit. J'avoue que mes entrailles s'émurent et que je ne sous pas le renvoyer. Cette conversation fut faitte entre lui et moi; j'envoyai coucher les servantes, et demeurant seul avec mon fils, à la faveur d'une échelle je le plaçai avec son compagnon dans le grenier, et le lendemain je répandis dans la maison qu'ils étoient partis le soir-même; on le crut, et personne, jusqu'au moment de leur arrestation, n'a seu qu'ils étoient chez moi.