TONNELIER CHEZ DUPE Y RAT
(14 octobre 1793.)
D. De nous dire s'il connut quelqu'un de ces sept passagers.
R. Qu'il n'en connoissoit pas un lorsqu'ils se présentèrent, mais que celui qui se présenta le premier se dit parent de ladite Y" Legonzac et parent de près du C° Dupeyrat; et regardant fixement le répondant, il lui dit : « Je ne te connois pas. — Ni moi à yous, » lui dit. Le répondant observe que celui qui lui faisoit cette question avoit la barbe très-longue. Ensuite ce même passager demanda au répondant où étoit Marguerite... Ledit passager lui dit : « Allumes- moi du feu. » Et pendant qu'il s'en occupoit : « Je suis Guadet, gendre du citoyen Dupeyrat. )> Qu'il sortit soudain en disant au répondant : « Je vais chercher six autres de mes amis... »
L'après-midi du même jour vers les trois heures, Guadet et un de ses amis furent à Bordeaux; ils firent la route à pied, et que les cinq autres restèrent. Celui qui fit route avec Guadet est un homme de cinq pieds cinq à six pouces, robuste, les épaules larges, joli de figure et un air riant, ayant les cheveux blancs. (Évidemment Petion. V. p. 1")4, note 1, ci-dessus.)
Il n'entendit jamais prononcer leur nom. Ils s'appeloient constammeut amis.
Le capitaine Granger fut renvoyé devant la Commission militaire, condamné à mort et exécuté.