‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 131 sur 174 · POLICE · texte numérisé non relu

POLICE

Surveillance. Trente' un mai.

Affaires du Calvados.

Nous savons déjà que ces pièces ont été trouvées à Saint-Érailion dans deux endroits distincts :

La maison Guadet ,

La maison Bouquey.

Nous avons à y joindre les pièces provenant de la maison Troquart.

Les papiers saisis dans la cache de la maison Guadet comprenaient des papiers « tant en vers qu'en prose », et ces mots désignaient probablement les manuscrits de la tragédie de Charlotte Cordai, par Salle; les trois lettres de Petion , Barbaroux et Buzot écrites au sujet de cette tragédie, et sans doute aussi le petit poëme de Salle que M. Moreau-Chaslon vient de publier sous le titre de Danton aux enfers.

La lettre de Petion et celle de Buzot sont contenues dans le carton AF. ii, 45.

On trouve dans ce même carton d'autres documents paraissant provenir du dépôt fait entre les mains de madame Bouquet,

Deux lettres de Barbaroux,

t?16 DOCUMENTS.

Deux Notices de Petion, Tune sur Biissot, l'autre adressée aux Parisiens,

Une Épître dédicatoire du même à son fils,

Une Déclaration collective de Petion et Buzot formant leur testament politicjue,

Une liasse de passe-ports sous des noms supposés ou en blanc, passe-ports dont les Girondins proscrits s'étaient déjà servis et pouvaient encore se servir dans la vie errante à laquelle ils étaient condamnés.

Le canton AF. ii, 46 renferme sous le titre général de Correspondance de Jullien fils une série de pièces dont on trouvera ci-dessous le détail.

A ces documents, il faut joindre trois lettres conservées dans la maison de Troquart et produites par Louvet à la Convention.

Le dépôt de ces lettres à la Bibliothèque nationale fut ordonné par un décret du même jour. Elles ont passé de là aux Archives, où elles ont été longtemps placées dans l'Armoire de fer.

Elles font maintenant partie du Musée d'autographes nouvellement créé par M. le comte de Laborde, directeur des Archives impériales.

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