‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 153 sur 174 · LIBERTÉ — ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ — ÉGALITÉ

Les Représentants du Peuple près r Armée des Côtes de Cherbourg.

Après avoir entendu la femme de Buzot, ci-devant Député à la Convention Nationale, relativement à sa réclamation tendante à obtenir des secours et une sauvegarde à l'effet de fixer sa résidence dans la Commune d'Évreux ;

Considérant que la femme Buzot a paru suspecte, peut-être même dangereuse par le ressentiment qu'elle a manifesté contre les mesures prises à l'égard de son mari.

Arrêtent qu'elle sera provisoirement mise en état d'arrestation pour y rester jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné par la Convention Nationale ou par son Comité de Sûreté générale, à qui il en sera référé.

Fait à Caen, le 19 fructidor. Deuxième année Républicaine.

Signé : Ruelle, Bollet '

(Archives départementales du Calvados.)

Le mardi 24 février 1795, on fit abattre le poteau élevé à la place de la maison de Buzot. (Mémoires d'un Bourgeois d'^Èvreux, p. 92.)

(( Ainsi, on le voit, avec des temps plus calmes s'éteignirent les passions et les haines populaires.

' Députés à la Convention, en mission à Caen.

)) La ville crÉvreux, malgré toutes les mesures de rigueur qui furent prises alors contre la personne de M. Buzot, conserva néanmoins une estime profonde et un souvenir honorable pour cet ancien mandataire de ses Droits, pour ce zélé défenseur de ses intérêts.

M Ce souvenir existe encore aujourd'hui, et il se justifie par le caractère honnête et loyal de Buzot , par le vif attachement qu'il portait à sa ville natale, par les nombreuses preuves qu'il en a données durant sa carrière politique.

)) La famille de Buzot en ligne collatérale existe encore à Évreux. » {Notice sur Buzot., par M. Perial, secrétaire de la mairie d'Évreux.)

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