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tant en vers qu'en prose ', lesquels nous avons fait un paquet que nous avons scellé comnie pièce de conviction, pour être le tout remis au citoyen Julien; avons fait de suite réquisition a la municipalité et au juge de paix de mettre en séquestre tous les meubles du dit GuADET père, et laissé le tout sur leur responsabilité.
Saisi seulement dans la dite maison une paire de pistolets et un sabre.
Nous étant transportés dans la ville de Saint-Emilion, dans une maison ayant appartenu à Guadet, et dans celle de Jean Anbaud; visite faite, il ne s'y est trouvé personne.
La maison de Robert Bouquey, beau-frère de Guadet, étant cernée, nous en avons fait la visite et interpellé séparément soit le dit Bouquey, sa femme, Dupeyrat, son beau-père, que Anne Bérard sa fille de service, laquelle seulement a ingénuement avoué que, vers le mois de septembre ou octobre dernier, Salles, qui venoit d'être arrêté, avoit dîné plusieurs fois avec la femme Bouquey, mais qu'elle ne le connoissoit pas, sachant seulement qu'il étoit venu de Paris avec la femme Bouquey.
Ayant fait visite dans les greniers, il s'y est trouvé dans l'angle de la charpente une espèce de cache que les charpentiers ont déclaré être récemment fermée; ne s'y étant trouvé personne dans la ditte, ni aucun papier suspect dans la correspondance de Robert Bouquey;
1 II est probable que parmi ces papiers en vers devaient être lés deux copies manuscrites de la tragédie de Charlotte rorrfaj par Salles, copies qui se sont retrouvées dans les papiers de Jullien , tandis que le manuscrit original que nous publions, ayant échappé aux recherches de Laye et Oré, est resté dans les mains et plus tard dans les archives de la famille Guadet.
Avons pris en considération que dans les papiers trouvés dans la cache de Salles et Guadeï, il existe plusieurs lettres et notes faisant mention de la femme
B ; que dans l'armoire de la femme Bouquey, il
s'est trouvé trois lettres, deux anonymes, et l'autre signée Dupeyrat, très-suspecte.
Considérant qu'il y a forte présomption d'intelligence avec les deux conspirateurs, Dupeyrat, sa femme et Xavier Dupeyrat son beau-père, les avons remis à la responsabilité du général Mercier.
Avons requis la municipalité et le juge de paix de mettre en séquestre tous les meubles du dit Robert Bouquey, et laissé le tout à leur charge.
Avons fait conduire les détenus dans la conciergerie de Libourne, pour être traduits le jour de demain à Bordeaux. Et avons du tout dressé le présent procèsverbal que nous avons clos à Libourne, le vingt-neuf prairial, l'an second de la République française, une et indivisible. Signé Laye, G""; Coste jeune, J^Oréaîné, Com'% Marcou aîné, Lagarde, agent national; Mergier, adjudant général; Miramond, Favereau, Pierre Lafitte, Roche, Larreaud, Lafargue, Bertrand, Battu, Duglasty.
Pour copie conforme,
Plenaud, P'; Rosseevv.
Archives de r Empire.