I. sil n'a pas logé ches lui Louvet, Sers et Duvigneau
R. Qu'il a oui dire à Barbarous (sic) que Louvet etoit venu à Perigueux, du quel lieu il s'étoit retiré par l'entremise d'un voiturier chargé de foin', au quel il avoit donné une somme, et que, caché dans cette voiture, il l'avoit porté à Paris, ou il etoit actuellement avec sa maîtresse, dont il ne dit pas le nom ni la demeure au Répondant'-; que, quant à Sers et à Duvigneau, il ne leur en a pas entendu parler^.
I. sil est de sa connoissance des endroits ou Barbaroux, Petion et Buzot ont demeuré avant d'aller chés lui.
^ Ce détail se retrouve dans le récit très-circonstancié que Louvet a fait de son évasion et de son voyage à Paris. Seulement, ce n'est pas dans une charrette de foin que Louvet se sauva; ce fut dans une voiture de marchandises couverte d'une bâche et d'une toile. « Tenez, mon pauvre ami, s'écria mon charretier, vous me faite? compassion... Montez sur ma charrette et faites vous un trou dans mes marchandises... » Il le conduisit ainsi, moyennant un assignat de cinquante livres, jusqu'à Limoges, et de là Louvet gagna Orléans, puis Paris. (V. Récit de mes j)érib, etc., par Louvet, p. 142; Paris, an III.)
2 Ce fut effectivement pour revoir la femme qu'il aimait que Louvet se sépara de ses compagnons et revint à Paris. « Ta tendresse immortelle, ton impérieux génie m'attiroient, ô Lodoïska!... » [Loc. cit., p. ISI.I Arrivé à Paris, il fut caché chez elle et par elle. « Les jolies mains de ma Lodoïska, ses délicates mains, n'avoient jamais manié le rabaud, ni les clous, ni le plâtre... » P. 167.
3 Sers (Pierre), Électeur de 1789, membre de l'Assemblée législative pour le département de la Gironde, ami de Gensonné, proscrit avec les Girondins, échappa à l'échafaud.
DrviGNAU [Pierre-Hyacinthe]^ grefBer du tribunal criminel de Bordeaux, fut condamné à mort par la Commission militaire le 9 thermidor comme contre-révolutionnaire. (Dictionnaire de Prudhomme.)
R. Que Barbaroux lui a dit avoir demeuré aux environs de Libourne, et être allé une fois dans le bois de Figac; que Petion lui a dit avoir demeuré à Castillon, oii il couchoit dans une armoire, par l'entremise de la femme Bouquey, la quelle lui a dit qu'ils avoient aussi demeuré longtemps cliés elle.
I. sil fournissoit le linge nécessaire a l'Entretien de ces trois Particuliers.
R. Que non; que c'étoit la femme Bouquey, et quil a encore dans son domicilie trois draps de lit et des mouchoirs qui lui appartiennent; qua l'égard du linge de table, la ditte Bouquey ayant fait la lessive, elle avoit le tout en son pouvoir, même du linge du Répondant.
I. si, à l'époque de l'arrestation de Guadet et Salles, les dits Petion , Barbaroux et Busot étoient encore chés lui.
R. Quils y étoient.
I. si c'est lui ou ces individus qui se sont retirés de leur gré, ou s'il les a forcés à partir.
R. Que depuis longtemps il étoit inquiet de les avoir chés lui; que, cette arrestation ayant tourmenté son âme, il leur manifesta du mécontentement, et qu'ils partirent en effet la nuit de l'arrestation de Guadet et Salles, vers minuit, et passèrent par la porte Brunet, armés chacun d'un sabre et d'une paire de pistolets; quils étoient munis de très-peu de nourriture '.
1 « Quand vint la nuit, les trois députés reçurent de leur hôte un pain renfermant un morceau de veau rôti et des pois verts, et ils s'éloignèrent chargés de ces humbles provisions. ^) [Les Girondins, par J. Guadet, t. II, p. 496.)
r.s nncuMEXTS.
I. sil fût leur guide et sil a connoissance du lieu où ils se sont retirés.
R. Quil ne les suivit point et quil ignoroit eux mêmes ou ils alloient, ne lui ayant pas paru être iniciés dans la connoissance des loccalités.