‹ Charlotte de Corday et les GirondinsChapitre 34 sur 97 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Scène I. — L'appartement de Charlotte Corday, des livres, des journaux, des papiers sont épars sur une table. Dans le fond , le buste de Rrutus couvert d'un voile noir. — Charlotte en habit de voyage, agitée et se promenant à grands pas... i( On croit, dit-elle, que je pars pour l'Angleterre? L'Angleterre est trop loin... une mer nous en sépare... La hache de la guillotine et le tombeau sont plus près !... Et qu'a donc le tombeau de si effrayant? L'œil contemple- 1- il sa propre destruction? le cadavre sent-il le ver qui le ronge? Puérilités que tout cela ! La pierre funèbre est un lit de repos après une grande action ! 0 ma patrie, je te sauverai !... Les femmes ne sont point condamnées à êlre les esclaves de Fhomme, asservies à une vaine parure... Leur vie peut être utile à la liberté, et la moit n'est pas tant à craindre! (Trois heures sonnenl.) Allons! ô mon Brutus! partons pour un long^ voyage! [Elle tire un jj()i(jnar(l.) Voilà le sauveur de la République, le remède des maux de la Patrie, le salut de milliers d'individus... » [Elle va pour s'ëloùjner après une dernière invocation au buste (le Brutus.)

Scèm: II. — Adieux touchants de la tante de Charlotte.

Sctxi: III. — Corbigny veut réparer sa faute, et supplie Charlotte de lui rendre le couteau qu'elle lui avait tendu , prêt à aller le plonger dans le cœur de Marat. — Charlotte lui lépoiid en souriant que ce n'était qu'une épreuve qu'elle avait \ojilu lui faire subir. Elle l'engage à aller s'enrôler sous les drapeaux de Wimpffen. — Il accepte avec transport...

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