‹ Charlotte de Corday et les GirondinsChapitre 75 sur 97 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Scène V'. — La demeure de Robespierre. — Mahif, Robespierre. — Marie Robespierre exprime à son frère son horreur pour le système de la Terreur. — I-'Jle demande quand on cessera d'entasser meurtres sur meurtres, virtimes sur \irtiuies. — Robespierre réj)ond que la Terreur est un troue d'or pour la liberlr. — Marit- attaque vivement Marat el demande la grâce des Girondins. - - C'est la tête du parti qui divise la Erauce; (jue la tête tombe, et les membres se tiendront tranquilles. — Mais, dit Marie, vous voulez donc révolter tous les peuples contre nous? — La Erance unie peut les braver tous; elle sera unie du jour où les Girondins auront cessé de la tli\iser. — ^larie se plaint amèrenu'Fit de ce sombre fanatisme qui trouve une réponse à tout, et elle déplore sou di-siln, qui l'oblige à porter un nom vou<'' à Texécralion de la postérité.

Scèm: il — Robespierre seul. — La postérité, s'écrie Robes|»ierre, fjue m'importe! Mon nom |)«'ut bien être mis auj)rès de celui de Mérou, sans (|ue cela trouble K* npos de ma tombe. — La mort, (ju'est-cr donc, si ce n'est un sommeil sans fin! L'immortalité de l'àme n'est qu'un mot'. Longs développements dans lesquels Robespierre déclare qu'il est l'élève de Mesmer. — Il termine en disant : Qu'on mcdéte>te, qu'on me maudissi' partout, je n'ru resterai pa^ moins immuable, r! la Giiondc tombera.

Scène III. — Robespierre, Marat, Danton. — IN délibèrrut sur le sort des Giromlins. Marat dem.inde leur mort. — Robespierre l'appuie. — Danton le «ombat. — Nous ne |>ouvoiis analyv^er cette scène, dans laqurlle se trouvent enla^é^ les auaclirouismes bs plus graves. — Ain>i l'auteur lait dire .«

« Robe-pierre a dit précisément le contraire dans son fameux discours du 8 Ihcrniidor.... « Non, Chatiinello, non, la mort, n>*t |^* un sommeil éternel!... Citoyens, efTacez des lomlM»aux ceilc naiime gravée par (le> m.iir:s snrrilépes.... gravez-y pUiliil celle-ci : La mnrt nt U commencfmf^t de /'imi/iorM/i/*- / » (liift. fHt'Um. <le Buchw cl Roux, t. \X\Ill, , . UC, l'iCh Nodier, .SouemiM '''' /»'•'••'"'•""

t. I''. p. Î9'J «^lil. Clinrpontiei .]

ccccxx BIBLIOGRAPHIE DRAMATIQUE

Robespierre que Gondorcet a péri par le poison, — que Petion a été dévoré par les loups, alors que tous ces événements sont bien postérieurs à la mort de Marat. — Il représente Gensonné comme réfugié dans le Midi, alors qu'il n'a jamais quitté Paris, etc. , etc.

Scène IV. — Saint -Saturnin en Normandie. — Jardin de 31. de Corday. — Louise, Raimond. — Raimond déclare à Louise son amour pour Charlotte.

Scène V. — Charlotte, Louise. — Louise instruit Charlotte de cette déclaration; mais Charlotte aime Barbaroux.

Scène VI. — Les mêmes, Barbaroux. — Charlotte annonce à Barbaroux son idée d'aller frapper Marat, à Paris. — Barbaroux rejette bien loin ce projet, — Mais, dit Charlotte, c'est vous qui avez mis la mort à l'ordre du jour.

Scène VIL — Les précédents, M. de Corday. — M. de Corday accourt en toute hâte pour prévenir Barbaroux qu'il va être arrêté s'il ne prend immédiatement la fuite. — Barbaroux ne sait où se réfugier, il voudrait rester caché dans la maison de M. de Corday. - — Celui-ci lui conseille d'aller plutôt à RoLien, où ses amis sont réunis, où se lève un souffle favorable à leur cause; il lui promet de le faire conduire par son domestique jusqu'à Ronfleur. — Barbaroux le remercie, et lui dit adieu.

Scène VIIL — Barbaroux, Charlotte. — Barbaroux fait part à Charlotte de la nécessité où il est de partir. — Son désespoir. — Charlotte, au contraire, est joyeuse d'apprendre qu'il va assurer le triomphe de la Gironde sur la Montagne.

Scène IX. — Les précédents, Louise. — Louise vient rappeler à Barbaroux que l'heure du départ est arrivée. — Adieux de Barbaroux et de Charlotte. S'ils ne se revoient plus sur la terre, ils se retrouveront dans le ciel.

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