Scène III. — Louise, Corday père. — Même sujet de conversation
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Scène IV. — Corday, Louisk, Uai.mond. — Raiinond aiiiionco qu'un bruit rtraii(;e vient tie se répandre. — Ou dit (ine iKiiharoiix est tac lié dans un liois \<>isin. — Valentin s'est trompé : liarbaroux n'a pas péri dans la Seine. M.illienr! s'écrie Louise. — Charlotte est partie pour I*aris avee la ihmi*^ de ven[;er Barbaroux. Il faiil se liâter de la prévenir.
ScÈNK V. — Les prkcédknts, Haubaroux. — Barbaroux $e prépare à un combat désespéré. — Il veut se rendre à Paris, avec un escadron de trois cents caxaliers, et de\enir librr ou se faire tuer en combattant. — Il vient pour inNilcr Charlotte à prendre part au combat, et lui dem.mder si elle \eul partager avec ses braves la victoire ou 1 1 mort. — Louise lui .ij»prend que Charlotte est partie. — Désespoir de Iknlxiroux.
ScKNK VI. — DrpKniŒT, .\i)A.M Lux. — Dupcrrct donne à Lux lecture d'une lettre de B.ubaroux qui lui apprend la déroute de Vernon, et son dj's>ein de \inir à Paris, à la tête de trois cents cavaliers d'élite. — I)uperrel chen-he vainement à enrôler Lux dans l'arnu-e dt? la (iiroude. — Lux s'y refuse.
ScÈNK VIL — CiiAiii-OTTK, Di pmuKT. — Charlotte appn>nd de Duperret (|ue Barbaroux existe encore. — Charlotte n'en persiste pa> moins dans la pensée de tuer Marat.
ScÈ.NE VIIL — La scètu* dans la demeure de Uobi'spierre. — Robespierre, seul. — 11 enteiui n-tentir l«* cou|RM-et de la (juillotine, et à ehacjiu* <(»u[) il voit le sang couler
Scène IX. — Kohksfihire, Marie. — llol)e>pierre voit de» spectres saiifjlants s'a(;iter autour (h- lui. — .Marie survient et cherche à le calmer.
Scène \. — Les précédents, Marat. — Robespierre raconte à Marat sivs visions. — H lui tait part de m's remord». Il cr.iint (|ue la Ti-rreui n'en|;endre que l.i h.iine sans fonder la liberté.
Marat ne fait que rire de res appuluiiMniis ; H ne |mii( comprendre (|u«' lui, (jui fut un des plus ardents par(iN;in» de la Ttinur, s'arrête tout a coup, |M)ur éeouter la xoix de b eonscience. Ne savait-il pas d'avance que l.i Terreur y toujours en se propa(;eint, rt qu'à semer la eonirainfeou ue (hmH lécolter l'amoui? Le pay« uous bail, mais l'ertroi mmiI |»eul nous maiiili nir. - l!l sans nnus II lilxrt»- MM.iit |H'nlue. Il
ccccxxiv BIBLIOGRAPHIE DRAMATIQUE
faut donc aller tranquillement jusqu'au bout. — La fin seule peut lé(jitimer l'œuvre... Plus tard, tu auras le temps de te repentir; aujourd'hui reculer, serait rendre inutile la mort de tant de millions d'hommes, pour retomber dans les misères de la Royauté.
Marie Robespierre essaye de combattre Marat. Danton survient.
Scène XI. — Marat invoque son appui pour soutenir Robespierre chancelant; Marie fait appel en sens contraire au cœur de Danton... Celui-ci se prononce pour la continuation de la Terreur. Sans doute il a hésité, il hésite encore quelquefois à perdre les Girondins, parce qu'ils avaient rendu des services à la pairie, qu'ils avaient les meilleures intentions, et n'avaient fait que se tromper de route. Mais il est trop tard, puisqu'ils sont livrés; on ne peut revenir sur ses pas; seulement s'il faut encore commettre ce meurtre, que ce soit le dernier...
Robespierre est de cet avis, mais il ne veut pas prendre une telle résolution un jour néfaste, où il a été troublé par de mauvais présages. Danton insiste. — Marie supplie son frère de ne pas écouter la voix de son ami , de ne suivre que celle de sa conscience.
jMais Robespierre se souvient qu'il est le chef de la Montagne, qu'il ne peut manquer de fermeté le jour d'une décision suprême; il repousse les conseils et les prières de sa sœur.
— Celle-ci sort. — Henriot arrive.
Scène XII. — Ils concertent tous ensemble la journée du 2 juin dans ses moindres détails. L'argent à répandre dans les Sections, les faux bruits venant de la province à faire courir, la descente des faubourgs sur la Convention, les canons, la liste des députés à proscrire, et la proclamation de Robespierre, Danton et Marat comme triumvirs.