‹ Charlotte de Corday et les GirondinsChapitre 88 sur 97 · LA SCÈNE DE ROBESPIERRE · texte numérisé non relu

LA SCÈNE DE ROBESPIERRE

Entre Robespierre.

La pièce s'ouvre par un monologue où Robespierre révèle ses vues ambitieuses et machiavéliques.

Il se félicite de la rencontre qu'il a faite la veille d'un indi- {jent nommé Théodore, qui arrivait à Paris sans ressources, sans savoir où aller... Il l'a recueilli et il compte l'enrôler parmi ses créatures, en faire l'instrument de ses secrets desseins.

Théodore parait et n'a d'abord que des paroles de reconnaissance pour les bons procédés de son hôte. L'entretien s'engage. Peu à pou Robespierre dévoile ses pensées. La Convention voudrait sauver la vie de la veuve Gapet... Il f.iudrait

DE CHARLOTTE DE COUhAY. rixcuvii

a(;ir on sons contrairo : attaquer sa vertu, la ropn'-senter coimiio la cause du despotisme qui a pesé sur la France... I.j populace à la tête vide, aux longues oreilles, absorberait tt-s discours, et joignant sa voix à celle des Jacobiuj», demanderait vengeance contre Marie-Antoinette. En même ti-mps Robespierre offre de l'argent à Théodore. Celui-ci refus**. Rolx^ pierre insiste. Théodore repousse res instances et finit par «rlater, car sous ses habits «le niendiant il cach«' ut\ rnvalisle déffuisé, et les proj)ositions de I{ol)espierre le réxoltmt.

La scène se prolonge et se termine par une rupture violente entre ces deux personnages qui se retirent chacun de leur c6lé.

SCLNK II.

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