ACTE TIIOISI IMt
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Moiiolojjuo de la llt-ine. Lllc tsl iiilcnoiupu»' par rarri%t'«e de Robespierre. Il viriil proposer à la \euve Capot la litM-rté si elle veut écrire aux Princes Alleiuamls et aux chef» de l'armée royale de cesser les liostiliti's. Elle refuse. Robespierre te retire irrité. Iiiiuiédiateiiieut après son drpart, des ganli>!t entrent dans la prison et annoncent à Maric-.Vnloinette qu'elle va être conduite... A la mort, dit-i,lle, je suis prêle. — Non, mais à la Goncieqjerie. Séparation d'avec sa fauiille. Scène toucliante d'adieux.
SCK.NE 11.
CHKZ MAKAT
Le domestique de Marat pré\ient Charlotte «piun citoyen, parais>ant être un soldat, rst vi-nu la driiiaiider. Elle |>rnie (pTrlIe aura été trahit? par Dmniel, «ju'on veille sur *e» actions, et elle ne se hâte que davanta(;e de con^tomniiT le sacriti< r. Invocation aux mânes d'Alberto; elle lui demande non du courage, elle n'éprouve aucun sentiment dt* pi-ur, mai» la Férocité du ti|;re affamé pour surmonter la pitié de »on «eie cl faire disparaître le monstre de la surfare de la tern*.
hnlrr Maral.
M.\nAT. — Vous êtes ponclu«lle, >ladame, je n'aurais pa% attendu tant d'exactitude de la part d'une femme.
CoiinÉ. — Ouand j'ai tlonné mi pamle. j'aimerai» mieux U nu)rt (]ue de ne pas la tenir.
MviivT {à part). — Ea mort, lu l'auras bientôt, U'Ile nmi«nesquc. — Et dites, quel est l'obji't de votre Mîconde siùtcl
CoHDK. — Je viens eiicon* vou.-. a\ertir de l'ora^je qui \é fondre sur votre tôle maudite si nous |Mr%»»le/ dan» w»irf •%%tème de cruauté et de sanj;...
.Maral prévient Charlotte qu'il e»t temps de nictifc un frrin à
ccccLxxiv BIBLIOGRAPHIE DRAMATIQUE .
la liberté de son langage. Elle ne continue qu'avec plus de violence, et pousse l'agression jusqu'à l'injure. Le dialogue devient une dispute. Nous ne citons plus que ce passage, parce qu'il est empreint de la couleur du temps.
u Votre ville , dit Charlotte , ressemble à la caverne de Polyphême, les membres des victimes que vous avez égorgées vous servent d'aliments , pour vin vous buvez les ruisseaux de sang qui s'échappent des troncs décapités K Mais bientôt va paraître la Justice, une torche à la main, comme Ulysse, pour tirer vengeance de vos crimes. »
Ici la scène change de caractère. Marat veut mettre ses desseins amoureux à exécution. Il saisit Charlotte. Elle se débat. Marat appelle ses gardes. A leur approche, Charlotte le frappe. Il expire après avoir prononcé quelques paroles entrecoupées.
Un officier. — Il est mort, ses souffrances sont finies.
Charlotte. — Dites plutôt qu'elles commencent, car il comparaît en ce moment devant le tribunal de Dieu où il rend un compte terrible de ses forfaits.
Théodore arrive. Charlotte et lui se regardent immobiles. Charlotte croit d'abord que c'est une vision, que le fantôme d'Alberto est venu consacrer le meurtre qu'elle a commis; mais elle s'aperçoit qu'il n'en est rien, qu'Alberto vit; elle se précipite dans ses bras. Explications. Les gardes y mettent fin en emmenant Charlotte. Elle sort après avoir prononcé un long discours et embrassé une dernière fois son bien-aimé.