XVI II
papiers tla citoyen Corday père, il se trouvât quelques correspondances criniinelles ou indications des connplices de ce crime, a nommé le citoyen Féval pour se transporter avec le citoyen Raux, membre du Conseil général, chez le citoyen Corday père, pour faire un interrogatoire sur les laits relatifs audit assassinat et qui pourraient être à sa connaissance, vérifier exactement ses papiers et Y apposer des scellés s'il le juge convenable.
« Maheut, — Féval, — Dubois, — Prodhomme, — Legointe
« Et ledit jour vingt juillet audit an,
a Le Conseil général s'étant fait donner lecture du procès-verbal dressé par le citoyen Féval, officier municipal, des déclarations faites par le citoyen Corday d'Armonl, et de la perquisition par lui faite dans les papiers de ce dernier, a arrêté qu'expédition dudit procès-verbal, les deux exemplaires et le manuscrit qui luy ont été remis par ledit citoyen Corday, seront renvoyés par le prochain courrier à la Convention nationale pour y avoir tel égard que de raison.»
Mêmes signatures que ci-dessus.
Il est hors de doute que l'interrogatoire de M. d'Armonl existait encore en 1824, puisque l'auteur de l'ouvrage précité, Savary, en a publié un extrait.
Nous aimons à croire qu'il n'a pas été détruit, et qu'il pourra être retrouvé. — L'analyse qui en a été donnée ne supplée évidemment pas au texte qui doit renfermer les détails les plus certains sur les premières années de Charlotte de Corday.
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3 » Les lettres adressées par Charlotte de Corday à son père avant qu elle ne partit pour Paris. Elle dit ellemême dans sa lettre à Barbaroux :
« Si l'on irou\e mes lettres chez mon père, la plupart sont vos portraits. >^
Il est fort à craindre que ces lettres n'aient pas été conservées, ou qu'elles ne soient perdues sans retour. Cependant les caprices du hasard sont tels qu'on ne doit jamais désespérer de retrouver des pièces dont le son est inconnu.
Rien ne serait plus intéressant , à coup sûr, que les portraits des députés réfugiés à Caën , tracés par Charlotte de Corday, et formant la contre partie de ceux qu'on lit dans les mémoires de madame Rolland.
4." Les lettres adressées par Charlotte de Corday à Bougon Longrais, et dont parle M. Vaullier, dans son Essai surle Fédéralisme^ P"54r, il dit : « M. Mesnil, administrateur du Calvados, consulté en mon nom à ce sujet, a répondu nettement «qu'à Lisieux, au retour de la cam- « pagne de Brécourt, Bougon lui avait communiqué une « vingtaine de lettres par lui reçues de Charlotte, et toutes " relatives à des sujets de littérature et de politique... »
5," Des mémoires judiciaires publiés par M. de Corday d'Armont en 1787, à l'occasion d'un procès qu'il soutint contre MM. de Gautier, frères de sa femme. — L'un de ces mémoires a pour titre : Idée du procès. — Un exemplaire existait encore à Argentan il y a quelques années.
Tels sont les documents principaux qui peuvent exister et qui nous manquent encore : nous n'avons pas besoin
de dire que nous recevrons avec une égale reconnaissance les autres communications qui pourraient nous être faites. Nous ajouterons que considérant comme collaborateurs ceux qui voudraient bien nous honorer de leur concours, nous remettrons un exemplaire de notre publication en échange de toute pièce nouvelle ou document pouvant compléter l'œuvre que nous avons entreprise.
S'adresseT à l'auteur, rue Neuve, Tl , à p^ersaillex »
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