LETTRE DE BARBAROUX A DU PERRET
Cacn, le 7 juillet 179^, l'an de la République» une et indivisible.
Je t'adresse, mon cher et bon ami, quelques ouvrages intéressants qu'il faut re'paudre.
L'ouvrage de Salles, sur la Constitution, est celui qui, dans ce moment, produira le plus grand effet ; je t'en enverrai par la 1 .'" occasion bon nombre d'exemplaires.
Je t'ai e'crit par la voye de Rouen, pour t*intëresser à une affaire qui regarde une de nos concitoyennes; il s'agit seulement de retirer du Ministère de Tinte'rieur des pièces que tu me renverras à Caen. La citoyenne qui porte ma lettre s'intéresse à cette même affaire , qui m'a paru tellement juste, que je n'ai pas hésité d'y prendre la plus vive part. Adieu, je t'embrasse et salue tes filles, Marion et les amis. Donne moi des nouvelles de ton fils. Ici tout va bien, nous ne tarderons pas à être sous les murs de Paris.
/^La Lettre ne porte pas de signature. J
En tête, on lit écrit de la main de Du Perret :
Je certifie que c'est la lettre de Barbaroux.
Lauzë De Perret.
Au pied de la lettre :
Ne varietur : — François Chabot.
ÎV[.« 22.