‹ CHARLOTTE DE VALOISChapitre 5 sur 18 · I:T JACQU1.S I>R BKÉZÉ · texte numérisé non relu

I:T JACQU1.S I>R BKÉZÉ

qu'il avait dans «a finesse , qu'il préférait à k droiture , et aussi par les insinuations du cardinal Balue., qui peut-être le trahissait alors. Nous voulons parler de la conférence de Péronne, à laquelle Louis XI voulut S0 rendre» bien que son conseil, à l'imanimité, fût d'un avis contraire. Il faut convenir , cependant , que parmi les conseillers de la couronne, s'en trouvait de capables, dont la loyauté ne pouvait être mise en douté. Au premier rang, on peut nommer Louis de la Trémoïlle , conseiller et chambellan de Char« les YII; Jean II, de Montmorency, ayant les mêmes fonctions, qui tous deux dégoûtés, se retirèrent dans leurs terres; Gautier de Pé« russe seigneur d'Escars, allié par sa seconde fenune Andrée de Montberon , à Jacques de Brézé, également coMciller et chambellan du roi , se retira de même. Jean baron de Laroohefooeauld, l'ami de feu Pierre de! Brézé, dont nous avons déjà parlé , avait été nommé comme eux, conseiller et chambellan de Chaples YII ; il avait Texpérience des affaires ot fut un des plus opposés à ce voyage qu'il cou-

450 CWARtOTTË l)Ë VAt.OIS

i^déi^âii comme tiR (liège tendu pur le (ki<^ d« Bourgogne, et conibattit ce projet jiisqu'ati dernier Hiomeni^

Lonîi^ Xi y qui n'aimait ^ahfe lèê eoûtradic^ tiona , trouTH la inojren d'éloigner honorable* mest/ceseigneilf si opposant) peut-être leaii de Larôohefoticlitild , ne fàt-il pas étranger llii^ même à nne partie de cette décision ; fioujovra est-il) qu'il fallait un gouverneur à Charles d'Orléans^ et le breret lui en fût expédié i avec celui de sénéchal de Périgord ; de plus ^ le roi nomma son ami et féal cousin , capitaine de >l^6 lances et de 400 brigadiniei's dil pays de Saiiitonge et d'Ângoufnois. Si 6es diverses fonétions éloi^naietit le seigneur de Larochefouoauld du conseil privé delaeuu*ronne, elles prouvaient, au moins, qo'oii avait lieti de l'apprécier i On sait que c'est Itd qui fut le père de FranOois de Larochefoucanldi lequel eût ribsigné hoâneur de tenir anr les fonts de baptême , le roi François I^ -et de lui donner son noni. Aussi , depaia ce temps, tous les membres de cette illustré famille, n'ont pas i^essé de rappeler cet évétiè*

toem , étï dôttnânt Ce ttom à letirs fils , lors dé leur baptême.

lâCtïues de feréxé, fut déisigtté pa!» le rdî\ pont Mte pûrtîe de ï*escort& qui devait Tac- «Ortpagnéf dâùs 6tm èipédltiod de Pérànne \ Weh qiîë h partîé lie lui plût guère , et qu'il çftt f oulu dé^Iow être daûè? son gouvernement de Normandie ^ il fallut obéir ; il laii^sa la ôomitèBÈt de Hàulévrieir maitres^sé de ses aettonis^ sans se douter qu'elle pouvait en abui^er , tant M (^ônflanee était entière.

Tout le monde sait ce qui se passa danâ la fameuse entrevue de Pérotme, et lerolpnt, â «on retout, fte féliciter d'avoir échappé au éiuger , en se faisant ouvrir las fitets, que le ûbù de Bout^gne àVait fait tendre autour dé M. Le cardinal Bfllue , paya l'expédition ; fl fut mis en prison 9 malgré la pourpre dont fl était revêtu, ce qui ne laissa pas que de faii*è tialtre d'assez sérieuses difficultés avec la dont* de Rome.

Le comte de Maulévrier revint mécontent ; il l'était de plus en plus de tout ce qui se passait, et l'exprimait hautement avec sa brus*

4S2 CHAftLOTTB BE TÂLOIS.

qaerie aecoatumée , toujours lojademeiit et sans craindre ce qui pouvait en résulter; pour un booune iThonneuTy la droiture des actions , lui semliiaitla seule route eonrenaUe et digne. Il s'en fiilhit de beaucoup qu'il en fût ainsi dans les actes émanés du roi , qui, craignant l'influence que le comte de Maidéyrier aurait pu aroir dans son gonremement, avait refusé de Ty laisser aller et le r^^iait ^ en quelque sorte , captif près de lui.

Les lettres de Lavergne , apportaievT^ueU ques douces consolarions à ses noireshnmeurs; le jonr où Jacques de Brézé en avait reçu»

était presque un jour de fête , et il enviait à son ami , le pouvràr qu'il avait de faire le bien suivant le pencbant de son cœur et sans contradiction. Il le disait quelquefois dans ses réponses , et lui promettait bien , que s'il arrivait qu'il pût être libre un jour , il irait vite se jeter dans les bras de son cher Yaooûbo , à Rouvres.

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les trois Jacques iofortoDés.

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