‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 2)Chapitre 55 sur 122 · XIII. — Comté de Charollais · texte numérisé non relu

XIII. — Comté de Charollais

Aux communautés déclarées franches dans le procès-verbal de recherches des affranchissements de 1585 (voir Recueil III, 551), il convient d'ajouter d'après le registre de la recherche des feux de 1661 (G. 4813) :

Collonges-en-Charollais (1), Savianges (2), La Loge, LaVarenneet La Vaux (3), paroisse deSaint-Léger-les-Paray.

Avant de clore cette partie de notre introduction, il convient de faire connaître quel était, à la veille de 1789, le bilan de la révolution accomplie. Six longs siècles s'étaient écoulés depuis la première charte octroyée à une ville de Bourgogne. On a vu avec quelle lenteur et au prix de combien de sacrifices la liberté avait progressé dans nos campagnes. Est-ce à dire que la mainmorte

(15) Canton de Saint-Martin. Montcoy, seigneurie.

(16) Canton de Saint-Germain-du Plain, arrondissement de Chalon. Seigneurie,

(17) Commune de La Genette, canton deCuisery, arrondissement de Louhans. Pirey et Villeneuve formaient deux seigneuries distinctes.

(18) Canton de Cuisery. Rancy, seigueurie particulière.

(19) Canton de Saint-Germain-du-Plain, arrondissement de Chalon, seigneurie.

(20) Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Chalon. Saint-Martin-en-Bresse, seigueurie.

(21) Canton de Saint-Germain-du-Bois. Serrigny-en-Bresse, seigneurie.

(22) Canton de Beaurepaire, arrondissement de Louhans. Saint-Martin-du-Mont, seigneurie.

(23) Commune de Saint-Christophe, canton de Saint-Germain-du-Plain. Serville, seigneurie.

(24) Canton de Saint-Germain-du-Plain. Tronchy, Meix-Martin et le Tertre, seigneurie.

(25) Canton de Saint-Germain-du-Bois, arrondissement de Louhans, dépendait du marquisat de La Marche.

(26) id. id. id. seigneurie laïque qui relevait du Fay.

(27) Canton de Beaurepaire, arrondissement de Louhans. Ancienne seigueurie des Bouton, et arrière -fief du marquisat de Seurre.

(28) Chef-lieu de canton, arrondissement de Louhans, seigneurie laïque.

(29) Canton et arrondissement de Louhaus, seigneurie laïque.

(30) Canton de-Saint-Germain-du-Bois, arrondissement de Louhans, seigneurie laïque.

(31) Canton de Cuiseau. Varennes Saint-Sauveur dépendait en grande partie de la baronnie de Cuiseau.

(32) Canton et arrondissement de Louhans, seigneurie laïque.

(l)Cauton de La Guiche, arrondissement de Màcon (Saôue-et-Loire), seigneurie.

(2) Canton de Buxy, arrondissement de Chalon, id

(3) La Loge, La Varenne et La Vaulx, paroisse de Saint-Léger deParay. V. III, 542.

n'y existait plus qu'à l'état d'exception? malheureusement non, et voici nos preuves.

L'état général des villes, communautés, hameaux et écarts publié en 1781 par les Etats delà Province, porte à 9,331 le chiffre des lieux habités répartis dans 1,430 paroisses ou communautés, défalcation faite des châteaux et des moulins. Or, le nombre des localités affranchies par charte étant de 1,937, celui de celles reconnues franches de 3,973, total 5,910, il en restait par conséquent 3,421, c'est-à-dire plus des deux cinquièmes, encore plongées dans le servage.

Ces chiffres en disent plus long que toutes les phrases, sur la persistance en Bourgogne, du plusodieuxdes droits seigneuriaux.

Maintenant, si on jette les yeux sur la carte du duché dressée pour l'intelligence de cette introduction, on verra, d'après ces données, quels vastes espaces la mainmorte tenait encore sous sa loi. Si, dans le Dijonnais, elle n'occupe plus que quelques points isolés, ils sont plus nombreux dans le Chalonnais, le Châtillonnais et le Barrois. La mainmorte domine encore dans l'Auxois, mais elle règne en maîtresse dans l'Autunois, le Charollais et la Bresse chalonnaise.

11 y a plus d'incertitude sur le Maçonnais, à raison de l'absence complète des recherches des feux de ce comté. A en juger par le procès-verbal de recherches des affranchissements de 1585, dès cette époque (B. 79), toutes les possessions de l'abbaye de Cluny étaient considérées comme affranchies ; de plus, des communautés de ce pays mises eu demeure de justifier de leur condition sociale se prétendaient franches, et alléguaient que le Maçonnais étant de droit écrit, la mainmorte n'y était plus qu'à l'état d'exception Nous avons donc consigné ces communautés dans nos listes, avec la conviction que le nombre devrait en être encore plus considérable.

Page 1