‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 3)Chapitre 11 sur 106 · Id. en supprimant le mot est, qui précède sciendum · texte numérisé non relu

Id. en supprimant le mot est, qui précède sciendum

Nos aulem Hugo, dux Burgundie supra dictiis, hujusmedi constitutum, libertates et immunitates firmiter et inviolabiliter observandas bona fide juravimus sicut in presenti carta continetur. Volentes autem ut quicumque successor noster in ducatu fuerit, hoc idem confirmilel et jurel. In cujus rei testimonium et memoriam ad requisitionem dictorum hominum presenti carte sigillum nostrura apposuimus. Actum anno ab incarnatione Domini nestri Jhesu Christi millésime cc° quinquagesimo secundo mense julio.

Archives de la Côte-d'Or. Chambre des comptes de Dijon, B S41. Terrier de Saint-Jeande-Losne, 1416, f" 183. — Imprimé dans les Ordonnances des Rois de France, IV, 387.

(1) Moyennant celte redevance, qui était à peu près l'équivalent de la taxe par perche des petites maisons de la ville, tout étranger pouvait s'avouer bourgeois de Saint-Jean-de-Losne, sans pour cela être obligé à résidence. Il en était de même pour l'babitant qui quittait la commune. Dans l'un comme dans l'autre cas, ils jouissaient des franchises consacrées par la charte, et ne différaient des autres bourgeois que par la qualification de defforains que leur donne le terrier de 1416.

(2) Plus heureux que Saint-Jean-de-Losne, Talant fut maintenu dans celle exemption du service militaire, si lourd et si onéreux pour les communes.

Confirmation des deux précédentes chartes, par Jean, roi de France.

1361-62 (janvier).

Johannes, Dei gratia Francorum rex, notum facimus universis tara presentibus quara futuris, nos infrascriptas vidisse litteras tenorem qui sequitur continentes :

Ego Alaids, ducissa Burgundie [Voir n" CCLXXII.)

In nomine Domini, amen. Nos Hugo, dux Burgundie {Voirn" CCLXXIII.)

Nos autem litteras supra scriptas, omniaque alia et singula in eisdem contenta rata habenles et grata, ea vohimus, laudamus, ratifficamus, approbamus ac de speciali gratia nostra que auctoritate regia quatbeuus ipsis prefatis habitatores predicti castri nostri Sancti Jobannis usi sunt, tenore presencium confirmamus. Quod ut perpétue firmitatis robur obtiiieat nostrum presentibus litteris fecimus apponi sigillum : nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Datum et actum apud Belnam. Anno Domini millesimo trecenlesimo sexagesimo primo raense januarii.

Per Regem ad relationem Consilii, J. Donhem.

Imprimé dans les Ordonnances des Rois de France, IV, 386.

Vidimus et confirmation de la charte du duc Hugues IV, par Jean, roi de France.

1363 (juin).

Johannes, Dei gratia Francorum rex. Notum facimus universis presentibus et futuris, nos transsumptum seu Iranscriplum infra scriptarum litterarum ac ipsas in parte consumptas vidisse forniam que sequitur continenles :

In nomine Domini, amen, anno incarnationis ejusdem Domini millesimo trecentesimo tricesimo sexto, mense januarii, Ego Guido de Marreyo, notarius curie domini ducis Burgundie apud Sanctum Johannem juxta Laudonam, notum facio

universis quod ego vidi et diligenter inspexi ac de verbo ad verbum legi quasdam litleras sanas et intégras sigilli et scriptura non rasas non abolitas nec in aliquo parte sui viciatas, formam que sequitur continentes :

In nomine Domini, amen. Nos Hugo, dux Burgundie. ... (Voir n° CCLXXIIl.)

In cujus visionis testiraonium sigillum curie domini ducis Burgundie isti transcripto rogavi et obtinui apponi. Actum et datum presentibus domino Humberto nionaco et sacrista de Laudona, domino Jacobo rotarii de Domo Dei, Philiberto et Johanne filio mei Guidonis nolarii predicti, testibus ad hoc vocatis et rogatis.

Et quia per inimicos regni nostri dicta villa nostra extitit combusta et penitus spoliata taliter quod originale litterarum predictarum una cum aliis rébus dicte ville incendio posifum et omnino destitutum institit, prout lam per fuie dignos per inspectionem dicti originalis in majori parte ut premittitur consumpti seu combusti nobis constitit et sumus plenarie informali, dictas litteras et vidimus vulgariter nomiuatas ac si originale predictum in rerum natura existeret et omnia et singula in eisdem lilteris contenta rata habentes et grata ea volumus, laudamus et approbamus et de nostra gracia speciali, certa sciencia, auctoritate regia et plenitudine pofestates tenore presentium confirmamus et tanlam fidem seu robur eisdem sicut et originali predicto adhiberi et pareri volumus et jubemus gracia et auctoritate supra dictis. Mandantes custodi seu gubernatori ducatus nostri Burgundie nec non baillivo Divionensi ceterisque jusliciariis et officiariis regni nostri modernis et futuris ac eorum loca tenentibus et eorum cuilibet ut ad eum pertinuerit quatenus habitatoribus castri Sancti Johannis predicti jiostris presentibus confirmatione pariter et gracia uti pacifiée faciant et gaudere nil in contrarium actemptantes seu atemptari permittentes quoquomodo. Quod ul firmum et stabile permaneat in futurum nostrum hiis presentibus fecimus apponi sigillum, nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Datum in castro nostro de Talento prope Divionem , anno Domini millesimo ccc° .sexagesimo tercio mense junii.

Par le Roy à la relation du Conseil ouquel estoient messire G. de Foucourt et maistre Jehan Chalemart. Rougemont.

Archives de la Côte-d'Or. Chambre des comptes de Dijon, B 541. Terrier de la châtellenie de Saint-Jean-de-Losne dressé en 1416, folio 183.

Mandement du duc Jean-sans-Peur, qui autorise les habitants de Saint-Jean-de-Losne à élire de nouveaux échevins.

1415 (5 août).

Jehan, duc de Bourgoingne, conte de Flandres, d'Artois et de Bourgoingne, palatin, seigneur de Salins et de Matines. A noslre bailly de Dijon ou son lieutenant au siège de Saint Jehan de Losne. salut. Reçue avons l'umble supplication de nos amez les habitans de Saint Jouhan de Loone, contenant que comme naguères et avant la Saint Jehan Baptiste darrerement passée, pour aucunes causes à ce nous mouvans, eussions fait mectre leur eschevinaige en nostre main. Et depuis la dicte feste, par l'advis et délibération de nostre Conseil l'en ayons fait lever et tout le dit empeschenient c]ue mis y estoit de par nous. Et pour occasion de laquelle main mise lesdiz habitans n'ont esleuz aucuns eschevins en la dite ville le dit jour de Saint Jehan Baptiste darrier passé, pour ce que audit jour le dit eschevinaige estoit encore en nostre dite main. Laquelle élection estoit et est nécessaire de faire pour la garde de la justice du dit lieu. Mais ilz ne les ont osé et ne oseroient faire ne eslire, pour ce que le dit jour de Saint Jehan est passé, sans nostre congé et licence ; ainsi comme ilz dient, requérans très humblement iceulx. Pourquoy, nous, ces choses considérées et sur ycelles eu l'advis et délibération des gens de nostre Conseil, avons donné et octroyé, donnons et octroyons par ces présentes audiz supplians congé et licence ou dit cas que à tel jour que leur ordonnerez, ilz se puissent assembler pour eslire entreuLx et mectre telz eschevins en ladite ville que bon leur semblera, qui aient telle et semblable puissance comme de esleuz et mis avoient esté ledit jour de Saint Jehan darrier passé, pour faire ce que audit eschevinaige appartient et acoustumé est de faire en tel cas. Si vous mandons que nostre dit don et octroy vous faites, souffrez et laissiez lesdiz supplians joir et user paisiblement ainsi que pareillement qu'ilz faisoient par avant ledit empeschement et quelxconques lettres subrectices impétrées ou à impétrer ad ce contraires. Donné en nostre ville de Dijon le v jour d'aoust l'an de grâce mil cccc et quinze.

Par monseigneur le Duc, a vostre relacion. J. de Sauls.

Original : Archives de la ville de Saint-Jean-de-Losne, Privilèges et franchises de la Commune.

CCLIXVII

Arrêt du Conseil d'Etat qui conserve aux habitants de Saint-Jean-de-Losne les fruits et émoluments du greffe de la justice civile, nonobstant que la connaissance en ait été enlevée aux échevins pour être attribuée aux officiers du bailliase.

1566 (14 août).

Charles, par la grâce de Dieu, roi de France, au bailly de Dijoa ou son lieutenant à Saint Jehan de Losne, salut. Noz bien amez les manans et habitans dudict Saint Jehan de Losne nous ont faict remonstrer que de tout temps et antienneté les eschevins de ladicte ville avoient accoustumé cognoistre de toutes causes tant civiles, criminelles que de la police et admodier par chacun an le greffe desdites jurisdictions à certaine somme de deniers qui leur esloit propre et qu'ils employoient aux affaires commungs de la dicte ville. Touleffois d'autant que par nostre edict dernièrement faict à Molins, nous avons ordonné que toutes causes civiles seroient doresnavaut traictées et décidées par devant noz bailliz et seneschaulx et le greffe d'icelle exercé avec celluy des bailliaiges et seneschaussées, lesdicts exposans demeurent frustrez du revenu de leur dict greffe qui leur estoit patrimonial (I). A quoy ilz nous ont très humblement supplié et requis leur pourveoir. Nous à ces causes désirans subvenir à noz subjectz selon l'exigence des cas, vous mandons, commeclons et très expressément enjoignons que s'il vous appert sommairement que les fruits et revenuz dudit greffe de ladicte ville fust et appartint ausdicts eschevins, en ce cas contraignez et faictes contraindre le greffier du bailliage dudict Saint Jehan de Losne cà recevoir celluy qui sera cy après nommé par lesdicts eschevins pour exercer avec lui le greffe pour le regard des causes et matières, dont lesdicts eschevins avoient accoustumé cognoistre et en prendre les fruits et émolumens, si mieulx il n'ayme les récompenser de la valleur d'iceulx selon l'estimation et évaluation qui sera par vous faict partyes ouyes. Et ce par toutes voyes et manières deues et raisonables. Nonobstant oppositions, ou appellations quelconques pour lesquelles ne voulons estre aucunement différé. Car tel est nostre plaisir. Donné à Vignay le xxiiii'

(1) Cependant les Elats du duché ayant à plusieurs reprises vivement réclamé contre la mesure de l'Edit de Moulins, qui privait les communes d'un droit acquis à titre onéreux, l'autorité roj'ale revint sur cette décision, et les villes, notamment Saint-Jean-de-Losne, recouvrèrent leur ancienne juridiction.

jour d'aoust l'an de grâce mil cinq cens soixante six et de nostre règne le

sixième.

Par le Roy en son Conseil,

BONAUD.

Original : Archives de la ville de Saint-Jean-de-Losne, Privilèges et franchises de la Commune.

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