MONTRÉAL (YONNE
Montréal était le chef-lieu d'une des baronnies les plus considérables du duché de Bourgogne. Au mois d'aoijl 1228, Anséric, VU" du nom, accorda aux habitants les franchises dont nous donnons ici la substance.
Anséric, seigneur de Montréal, accorde à ses hommes et femmes dudit lieu la même liberté et la même coutume dont jouissent les luibilanls de Vézelay. Il promet de n'exiger d'eux ni droit de fourche, de râteau et de trousse de foin, sauf cependant les trois corvées annuelles qui devront lui être faites par quiconque possédera un attelage, savoir : une en vendange, une pour amener ses foins, et l'autre à sa volonté.
Il leur accorde des droits d'usage dans les eaux, sauf celles mises en ban, jiuis dans ses bois de Veauce et de Charhonne faire du bois mort pour leur chauffage, du bois vert pour le merrain et la bâtisse, à la charge d'en piévenir lui ou son prévôt.
Il leur interdit le droit d'admettre parmi eux les hommes ou les vassaux de son fief, à l'exception des trois énoncés dans la charte.
Il les maintient en possession de tous ces droits, sauf ses bans (probablement le banvin) en mars et en aoijt, de même que les coutumes des Ouches.
Le seigneur se réserve la connaissance du crime de vol et d'homicide.
Les habitants devront assister le prévôt dans la garde du château.
Anséric jure et fait jurer à son oncle André la conservation de cette charte, promet de la sceller de son sceau et la met sous la sauvegarde de Hugues, son oncle, évêque de Langres. Il prie également i'évêque d'Autuu et l'archevêque de Lyon de lancer sur lui une sentence d'excommunication dans le cas oii il viendrait à l'enfreindre.
Imprimé page 241 de VHistoire de la seigneurie de Montréal en Auxois, par Ernest Petit. Auxerre, Perriquet, 1865, 1 vol. in-8».