C. B^MONT. — ChartiS des libertés anglaises, b
xviii INTRODUCTION
sainte Eglise et de la défendre contre tous ses adversaires, de rétablir les bonnes lois de ses prédécesseurs et surtout celles du roi Edouard, de juger tous ses hommes selon la justice et de rendre à chacun son droit » (20 juillet) * ; puis, ce s'humiliant pour Celui qui s'était humilié pour les hommes jusqu'à la mort », touché par la grâce du Saint-Esprit, il offrit et concéda au Saint-Siège les royaumes d'Angleterre et d'Irlande (13 octobre); il se fit le vassal du pape auquel il promit un tribut annuel de mille marcs d'argent^. Enfin il prit la croix. Il invoquait la protection de l'Eglise après s'être placé sous sa dépendance.
Cependant les grands ne restaient pas inactifs. Dans un parlement tenu à Saint-Paul de Londres ^, l'archevêque de Cantorbéry, prenant à part un certain nombre de seigneurs, leur rappela le serment prêté par le roi à Winchester : « Voici, ajouta-t-il, qu'on vient de trouver une charte du roi Henri I grâce à laquelle, si vous le voulez, vous pouvez rétablir dans leur ancien état les libertés depuis longtemps perdues. » Puis, montrant cette charte, il la fit lire en séance publique ^, manœuvre habile et qui devait être