‹ Chartes des libertés anglaises (1100-1305)Chapitre 119 sur 141 · XI. — PROCLAMATION ROYALE (AOUT · texte numérisé non relu

XI. — PROCLAMATION ROYALE (AOUT

puyt cstre asouz sauntz especial comaundment de Tapostoyl, forsqe en article de mort, si come pert par une bulle qe le Roy ad du temps le pape Clément, laquele graunt partie des prelatz e des autres grauntz seignurs de ceste terre unt bien entenduz*. Par quey il est mestier que chescun s'en gard. E pri le Roy tûtes les bones gentz de son reaume que pur ceo qu'il, a l'honur de Dieu e de lui e de eux e du reaume, e pur pardurable pees, e pur mettre en bon estât son reaume, ad enpris cest veyage a fere e il ad graunt afiance que les bones prières de ses bones gentz lui purrunt mult aider e valer a mettre ceste busoygne a bone fyn, qu'il voillent prier et fere prier ententivement pur lui e pur ceux qui ovesk lui vunt.

En tesmoigne, etc. Donez a Odymere le .xii. jour de aust.

(Auteles lettres sount envoies a toiiz les viscontes de Eîigleterre .)

1. Bulle de Clément lY (Gui Foucod) , pape de 1266 à 1268, datée du 15 septembre 1266 (Potthast, Regesta, n* 19810 et Rymer, à la date). On

y lit : c( Olim, dum essemus in minori officio constituti in quemdam

Symonem de Monteforti... ac omnes turbatores ipsius regni excommuni-

cationis sententiam duximus proferendam. Quia vero regni ejusdem statum pacificum et quietum plenis desideriis affectamus, nos, hujusmodi sententiam inviolabiliter observari volentes, in omnes illos qui secus egerint de

novo similem excommunicationis sententiam promulgamus , a qua eos sine speciali mendato sedis apostolice, nisi forsan m mortis articulo, prohibemus

absolvi j) La Bulle d'excommunication lancée par Gui Foucod, alors qu'il

était légat du Saint Siège en Angleterre (dum essemus in minori ofncio constituti), est du 20 octobre 1264 (voy. Rymer, à la date), dix-huit jours après la mort d'Urbain lY.

NOTES BIOGRAPHIQUES

Honfroi YII de Bohon , comte de Hereford et grand connétable d'Angleterre après son aïeul Honfroi Y mort en 1274. Il avait, en 1289, pris les armes contre le comte de Gloucester, et l'on avait eu de la peine à le faire rester en paix. Au moment où il se mit à la tête de l'opposition contre Edouard I, il revenait d'accompagner le jeune comte de Hollande, époux d'Elisabeth, fille d'Edouard I. Il mourut peu après la bataille de Falkirk, le 31 déc. 1298.

Roger Bigot, cinquième comte de Norfolk et maréchal d Angleterre (1245- 1306), était fils de Hugues , grand juge d'Angleterre de 1258 à 1260, puis ennemi de Simon de Montfort et mort en 1266; il succéda à son oncle Roger (fils du comte Hugues mort en 1225) qui était resté jusqu'au bout fidèle à Simon de Montfort et était mort en 1270. Après les événements de 1297- 1301, il se réconcilia avec le roi; mais, comme il n'avait pas de postérité directe, il lui rendit la verge de maréchal, puis lui abandonna son titre et ses biens. Il mourut le 7 décembre 1306.

Jean de Segrave avait 39 ans à la mort de son père Nicolas (1295). L'année suivante il fat nommé, par Edouard I, connétable de l'armée d'Ecosse; mais, en 1297, il entra en étroites relations féodales avec Roger Bigot qu'il s'engagea à servir toute sa vie, en temps de paix et en guerre, avec six chevaliers, en Angleterre, en GhIIcs et en Ecosse. Il prit part à la bataille de Falkirk, au siège de Caerlaverok, à la bataille de Bannockburn où il fut pris. Il alla mourir disgracié en Gascogne, suspect d'avoir, avec son fils Etienne, laissé échapper Roger Mortimer cfe la Tour de Londres (1325).

Robert Esturmy appartient à une famille de fonctionnaires royaux qui n*a pas de généalogie dans le Baronage. On a peu de renseignements sur son compte.

Geofroi de Joinville était frère cadet du célèbre sénéchal de Champagne, l'historien de saint Louis. Ce dernier étant né en 1224, Geofroi naquit au plus tôt en 1225. Il eut en partage la seigneurie de Vaucouleurs et épousa (avant 1252) Mathilde de Lacy, héritière du comté de Meath en Irlande. Il figure dans la conquête du pays de Galles en 1282, puis dans les guerres de Gascogne. Il fut régulièrement semons aux Parlements d'Edouard I, depuis 1299, en qualité de baron. Il se fit moine à la fin de sa vie, et mourut en 1308-1309. L'origine champenoise de ce personnage est établie par Simonnet : Essai sur C histoire et la généalogie des sires de Joinuille (Langres, 1877) et par un article de M. d'Arbois de Jubainville, dans la Biblioth. de CÉc. des Chartres, 1885, p. 342. Cf. même vol., p. 722. Dugdale en parle au mot : Geneville.

Thomas II de Berkley, fils de Maurice qui mourut en 1281. Il fut, en 12%, un des commissaires chargés de négocier la paix entre les rois de France et d'Ançlelerre. L'année suivante, il fut connétable de l'armée de Flandre sous le roi. Il prit une part très active aux guerres d'Ecosse et fut pris à Bannockburn. Il prit part au soulèvement de Thomas de Lanrastre, en 1322, et mourut la même année.

Jean de Tregoz, fils de Robert III qui fut tué à Evesham dans les rangs des Barons. Il fut très en faveur auprès d'Edouard I et prit part aux expéditions de Gascogne (1294) et d'Ecosse (1297-98); il mourut le 21 juillet 1300.

Roger le Brabazon, un des juges royaux les plus en vue pendant le règne d'Edouard I ; ce sont en grande partie ses décisions qui firent triompher les prétentions de ce roi sur la couronne d'Ecosse, Il devint chef-juge des Plaids communs, en 1295, et fut maintenu dans ces fonctions jusqu'à sa retraite, en 1316. En 1297, il fut membre du conseil chargé de diriger le jeune Edouard pendant l'absence de son père. Il survécut un an seulement à sa retraite et mourut en 1317.

Guillaume de Bereford, juge au Banc du roi et membre du conseil du jeune Edouard en 1297. 11 succéda à Raoul de Hengham comme chef-juge de ce Banc, en 1309, et mourut en 1326.

Xir. — PÉTITION CONCERNANT LA TAILLE ROYALE (OCT. 1297) 87

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