XXXVI INTRODUCTION
tribunaux de s'occuper de leurs affaires . Le clergé était (( hors la main du roi ». Un mois après, il assemble à Salisbury (24 février 1297) un Parlement où il n'appelle aucun membre du clergé ^ Il demande aux seigneurs laïques de le suivre en Gascogne ; tous s'excusent, les uns après les autres. Roger Bigot, \ comte de Norfolk et maréchal, Honfroi de Bohon,
comte de Hereford et sénéchal, c est»à-dire les chefs deTarmée qu'Edouard voulait mener sur le continent, dirigent cette résistance, comme l'archevêque de Cantorbéry, Robert de Winchelsea, conduisait celle du clergé. Le roi fait alors saisir toutes les laines du royaume (23 avril) 2, et, avec l'argent qu'il en tire, il prépare une grande expédition en Flandre,
Ces mesures tyranniques pouvaient aboutir à la guerre civile. Déjà plusieurs comtes et barons avaient tenu des conférences dans la forêt de Wyre, en Marche galloise ^. Une assemblée plus nombreuse, où assistaient, avec l'archevêque et les deux comtes, un grand nombre de barons et de chevaliers, se réunit à Londres même (30 juin) ^. Les deux comtes, invités à faire le recensement des hommes et des chevaux disponibles pour l'expédition de Flandre (8 juillet), s'y refusèrent ; le roi leur retira leur charge et en investit
1. Pour le Parlement de Salisbury, voir Cotton, p. 320, Hemingburgh, II, p. 124, et Henri de Cnitthon, qui d'ailleurs ne fait ici que copier Hemingburgh (dans Decem Scriptores, col. 2492, et dans Tédit. Lumby, Rolls séries, I, p. 330).