‹ Chartes des libertés anglaises (1100-1305)Chapitre 36 sur 141 · La charte de la forêt fut en effet vidimée en même temps · texte numérisé non relu

La charte de la forêt fut en effet vidimée en même temps

7. Blackstone, p. lxx et p. lxxi (10 mai) ; cf. Parliamentary writs, I, 87. Sur la chevauchée des forêts, voir Blackstone, p. lxxi (acte du 1er avril 1300) et p. lxxii (acte du 14 février 1301) ; Parliamentary writs, I, 88-90 ; Trevet, 379 ; Hemingburgh, II, 188.

XLVin INTRODUCTION

Lincoln (janvier 1301), le premier article de la pétition adressée au roi fut « ke les deus chartres de la franchise et de la foreste en touz lour pointz entirement de cest oure en avant soient tenuz* ». Ce précédent fit fortune : désormais, et pendant tout le XIV® siècle au moins, la plupart des Parlements commencèrent ainsi et le consentement exprès du du roi (P lacet ; il plet au roy) fut soigneusement noté sur les rôles. La précaution n'était pas vaine : on le vit quand Edouard, en paix enfin avec la France et l'Ecosse, eut demandé et obtenu du pape Clément V l'absolution de tous ses serments et l'annulation des chartes (1305, 29 déc. Textes, n^ XVII 2). Le meilleur roi du xiii" siècle avait donc fait comme le pire; comme Jean-sans-Terre, Edouard P"* avait reconnu qu'il avait ce volontairement et spontanément » concédé la Grande Charte; au fond ils ne crurent jamais ni l'un ni l'autre avoir abdiqué la moindre parcelle de leur autorité. Ce malentendu persista tant que dura l'ancien régime de la Royauté, c'est-à-dire jusqu'à la fin du XVI i® siècle.

L'histoire de la Grande Charte n'est pas finie avec le règne d'Edouard P"*, car elle a, tant au moyen âge qu'à l'époque moderne, subi d'importantes vicissi-

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