Parliamentary writs, l, 104 ; Blackstone, p. LXXIV
2. Le 27 mai 1306, le roi révoqua la déforestation accordée précé* demment. Blackstone, lzzy.
INTRODUCTION xlix.-
tudes, et elle est encore partiellement en vigueur aujourd'hui. Il suffira d'indiquer brièvement les principales luttes auxquelles elle a donné lieu^
Gomme on Ta vu plus haut, le Parlement a souvent demandé et obtenu la confirmation de la Grande Gharte. Sir Edward Goke a compté'^ que le fait se produisit 15 fois sous Edouard III, 8 fois sous
1. On serait tenté de chercher des renseignements sur l'histoire de nos Chartes dans les jurisconsultes qui , de Bracton à Littleton , ont exposé avec tant de détails la loi commune de l'Angleterre ; mais ils ne s'occupent guère que du droit privé. Les théologiens sont peut-être moins vides. Les prélats anglais ont joué un rôle si prépondérant dans l'élaboration, la défense et l'extension des Chartes, que la législation canonique propre à l'Angleterre a dû garder la trace de leurs luttes, de leurs décisions synodales. La sentence d'excommunication, tant de fois fulminée contre ceux qui violeraient les Chartes, ne pouvait manquer d'inquiéter les consciences. On en a la preuve dans un traité sur les sept sacrements et sur les dix commandements de Dieu, composé vers la fin du xiv^ siècle par Jean « de Burgo », chancelier de l'université de Cambridge, et curé de Collingham, traité fort souvent copié au moyen âge, imprimé de très bonne heure (pour la première fois en 1510) et depuis longtemps oublié. Il est intitulé Pupilla oculi^ l'auteur déclare à plusieurs reprises qu'il s'est fréquemment servi d'un traité antérieur, que les catalogues de mss. confondent souvent avec le sien et qui est intitulé : Oculus sacerdotis^ l'auteur de ce dernier paraît être Guillaume « de Pagula » (de Pagham), carme, qui fut évêque de Meath, de 1327 à 1349. Dans la Pupilla oculi, 5« partie, ch. 21, l'auteur parle « de casibus in quibus excommunicacio incurritur per constitutiones legatorum et statuta provincialia », et au chap. 22 « de sententia lata super Magnam Cartam et Cartam de Foresta Anglie ». Il reproduit le texte de la sentence prononcée en 1253 par l'archevêque Boniface de Savoie ; puis il résume les deux Chartes, et il termine par ces mots très significatifs : <x Hos articulos ignorare non debent quibus incumbit confessiones audire infra provinciam Cantuariensem » (édit. de Paris, 1514, non paginée ni foliotée). L'importance historique de cet avertissement n'échappera à personne.
2. Coke, InstituteSy II (1797), p. 1. Comparez la Parliamentary kistory de Cobbet (Hansard), tome I (qui va de 1066 à 1625) et surtout les Rôles nàême du Parlement. Table, tome VI, v*» Charter of liberties,
C» Bbmont. — • Chartes des libertés anglaises. d