RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Buffet : — à la gare.
Omnibus : — le jour, sans bagages, 30 c. ; avec 30 kilog., 50 c. ; la nuit, sans bagages, 40 c. ; avec 30 kilog., 60 c.
Hôtels : — du Grand-Monarque (restaurant); — - du DuC'de- Chai'tres'y — de France (petit déj., 1 fr. ; déj., 3 fr.; dîner, 3 fr. 50; ch. à 1 lit, de 3 fr. à 5 fr. ; à 2 lits, de 5 fr. à 7 fr.), tous trois sur la place des Épars; — de VOuest, devant la gare (petit déj., 73 c; déj., 2 fr. 50; dîner, 3 fr.; ch. à 1 lit, 2 fr. et 3 fr.; à 2 lits, 3 fr. et 4 fr.; 7 fr. 50 par j.); — du Bon-Laboureur (6 fr par j.; ch. dep. 1 fr. 50).
Cafës : — du Commei'ce, du Duc-de-Chartres, du Grand- Monarque, de France, place des Épars; — Français, à l'angle du boulevard Chasles et de la rue Régnier; — Lepage, Jacques, de YOuest (restaurant), près de la gare.
Poste et télégraphe : — à dr. de la cathédrale, rue des Changes.
Pâtés de Chartres : — Hubert, rue du Soleil-d'Or ; — Lemoine (Genêt), rue du Cygne; — Villette, rue des Changes.
Bains : — de la Ville-de-Chartres, place Sainte-Foy; — de la Samaritaine, boulevard Chasles.
Théâtre : — boulevard Chasles.
Voitures de place : — à la gare et boulevard Sainte-Foy; la course, 75 c. ; Theure, 2 fr.
Loueurs de voitua:«s : — Voisine, rue de la Tuilerie ; — Jacquet, rue de TEpervier; — Devaux, rue du Cheval-Blanc.
Voitures publiques : — pour Gallardon (les mardi, jeudi et samedi, à Thôtel du Duc-de-Chartres); — Meslay-le-Vidame (à l'hôtel de l'Ouest); -- Ablis,
Tram-way : — de Lèves à Chartres et Bonneval.
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Situation et aspect général.
Chartres, V. de 23,182 hab., ch.-l. du départ. d'Eure-et-Loir, siège d*un évêciié, est située sur une colline de la rive g. de l'Eure. La ville proprement dite est entourée de boulevards, appelés le Tour-de-Ville, qui suivent presque partout le périmètre déterminé par les anciens murs d'enceinte; une partie de la ville s'étend sur le plateau ; mais, du côté de la rivière, elle s'étage en pente rapide sur le versant du coteau. Plusieurs de ses rues sont tellement escarpées qu'il a fallu y construire des escaliers ou y établir une succession de plans inclinés appelés * tertres ». Au delà des boulevards s'étendent les faubourgs et des quartiers modernes, aux rues larges et droites.
Chartres est une vieille ville très intéressante, riche en monuments, en vieilles maisons et en coins pittoresques, surtout le long des petits bras de l'Eure. Sa cathédrale est une des merveilles monumentales de la France, il faut une journée entière pour bien voir la ville. Mais le touriste pressé peut s'en faire une idée suffisante en une demi-journée.
Histoire*
A l'époque de César, Chartres était, sous le nom d'Autricum, la capitale des Carnutes et l'un des principaux centres do la religion des Druides. Le christianisme y fut prêché par des missionnaires venus de Sens et envoyés par St Savinien et St Potentien, apôtres de cette ville : parmi eux on citait St Altin et St Eodald. Chartres {civitoâ Camutum) occupait le premier rang après Sens parmi les villes ae la Quatrième Lyonnaise.
Chartres lut brûlée par les Normands en 858. Charles le Chauve donna à son église, dédiée à la Vierge, une relique insigne, la sainte chemise de la Vierge. I^ ville fut de nouveau incendiée par les Normands, sous la conduite de Rollon, en 911. Toute résistance semblait inutile, lorsque Tévêquo Crousseaume parut sur les murailles, portant en guise de bannière la sainte «chemise de la Vierge. Au même instant, des corps de Bourguignons et do Francs, arrivant au secours de la ville, mirent les Normands en déroute.
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dans la plaine qui a conservé de cet événement le nom de Pré des Reculés.
Sous le régime féodal, Chartres fut érigée en un comté dont le premier possesseur connu avec certitude est le célèbre Thibaut le Tricheur (932), et qui fit retour à la couronne en 1346. François !•'' Térigea en duché en 1528, en faveur de sa belle-sœur, Renée de France, duchesse de Ferrare ; Louis XIII, en 1623, le racheta de Henri de Savoie et le fit entrer dans l'apanage de son frère Gaston. Louis XIV le donna au duc d'Orléans, son frère, et, depuis lors, les fils aînés des ducs d'Orléans ont porté le nom de duc de Chartres, qui n'est plus aujourd'hui qu'un titre honorifique, porté par un des petits-fils du roi Louis-Philippe.
Chartres fut prise par les Bourguignons sous Charles VI (14n) et reprise par Dunois en 1432, grâce aux intelligences que lui avaient ménagées deux marchands de sel de Chartres, Bouffineau et Lesueur, revenant d'Orléans.
Chartres fut de nouveau investie par les huguenots, sous les ordres du prince de Condé, en 1568 ; les eff'orts de leur artillerie furent principalement dirigés contre la porte Drouaise, que surmontait une statue de la Vierge, à la mystérieuse puissance de laquelle les habitants attribuèrent leur salut. Les huguenots se retirèrent au moment même où, la brèche faite, ils allaient tenter Tassaut, et en mémoire de cet événement, une chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Brèche, fut élevée près de l'emplacement du pan de muraille abattu.
Chartres soutint un dernier siège contre Henri IV, à qui elle se rendit en 1591. Ce prince, après son abjuration, revint se faire sacrer à Chartres en 1594.
Parmi les hommes célèbres nés à Chartres, nous citerons : l'évêque Fulbert (950-1029) ; l'architecte Jean Texte r, auteur de la décoration du pourtour du chœur de la cathédrale; les poètes Desportes (1546-1606) et Mathurin Régnier (1573-1613) ; les conventionnels Brissot (1754-1793), Pétion (1756-1793) et Dussaux (1728-1799); le général Marceau (1768-1796); Ckauveau-Lagarde (1756-1841), le défenseur de Marie-Antoinette.
Spécialité : — les pâtés de Chartres (gibier) jouissent d'une grande réputation. ,
Dlreotion : places, promenades, statues, maisons anciennes, etc.
En sortant de la gare, on suit la large rue Jean-de-Beauce, aboutissant au boulevard Sainte-Foy (station de voitures de place), qui longe (à dr.) le marché aux chevaux.
Vers l'extrémité de ce boulevard, à g., s*ouvre la rue Collin' d^Harleville, dans laquelle on voit : à dr., la chapelle Sainte-Foy (p. 24) ; à g., la préfecture et les archives. En face de la préfecture est une maison (PI. 16) avec porte de la Renaissance, surmontée de cette inscription : valeant qui dissidium volunt, etc.
Le boulevard Sainte-Foy aboutit à la place des Epars, la plus vaste de Chartres, et que bordent la gendarmerie^ les principaux hôtels et cafés. Au centre s'élève la statue en bronze du général Marceau (1851), par Préault.
A TE. de la place et en face de la statue s'ouvre la rue Delacroix, qui se bifurque presque aussitôt : à dr., la rue du Bois- Merrain, par sa continuation, la rue Marceau, aboutit à la place
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