DIRECTION
I du même nom; on suivra à g. la rue du Grand-Cerf. A g., au
: n"" 8, on remarque la belle maison de Claude Huvé (Pi. 13), du
• xvi* s., fort étroite. Au rez-de-chaussée, la porte est surmontée
de cette- inscription : sic constrvxit clavdivs hvve iatpo!^ decori
I VRBIS AC POSTERITATI CONSVLENS.
I Presque aussitôt on passe devant la place du Marché-aux- \ Fleurs (à dr.), qui, à son autre extrémité, communique avec la \ place Marceau (au centre, pyramide en pierre, élevée en 1801,. ' en rhonneur du célèbre général).
\ Passé le marché aux fleurs, on entre dans la rue du Soleild'Or^ qui continue la rue du Grand-Cerf, puis on tourne à g. dans la rue des Changes, à l'extrémité de laquelle, à dr., les bureaux de la poste, du télégraphe et du téléphone occupent une maison en pierre du xiii^ s. (PI. 14). On débouche sur le cloître Notre-Dame, en face du portail S. de la Cathédrale (p. .10).
Sur le côté N. de la cathédrale et attenant à l'édifice se trouve révêché. En face du portail N., la courte rue Saint-Yves et une vieille arcade aboutissent à la rue du Cardinal-Pie, qui longe à dr. le grand séminaire (PI. 8), bel édifice du xvii* s., et où donne à g. l'entrée de la maison de Loôns (PI. 11), grand cellier ogival du xiii* s., où le chapitre de la cathédrale recevait ses fermages en nature; occupée aujourd'hui par les maga- -^ sins de la manutention militaire, on ne la visite pas.
Revenant sur ses pas par la rue des Changes, on peut entrer dans la rue de la Poissonnerie (2* à g.) pour voir (n"* 10-14) la maison du Saumon (PI. 12), la plus curieuse construction en bois qui soit à Chartres (xv* s.). Sa façade est décorée, en bas, d'un cep de vigne, d'un ange, d'un énorme saumon (d'où son nom) et d'une figure de sainte; à l'étage, à dr., sous la saillie d'une poutre, se voit une truie qui file. — A quelques pas à g. .de cette maison se trouve le tertre du Petit-Cerf {belle vue), d'où un double escalier descend à l'entrée de la rue des Ecuyers et (à dr.) à l'escalier de la Reine-Herthe (PI. 15), tourelle du xvi* s., élevée dans la. cour du n° 35 (poutres extérieures ornées de sculptures).
Revenant à la rue des Changes, pour la suivre en tournant le dos à la cathédrale, on passe devant (à g.) la place Billard {fontaine en fonte). Au delà de cette place, la rue des Changes se continue par la rue des Grenets (maison du xv" s., au n" 12), à l'extrémité de laquelle, à g., s'élève l'église Saint-Algnan (p. 23). Immédiatement après on trouve la place de VEtape-au-Vin (à dr., au n** 5, maison du xvi* s., sur piliers de pierre). — La rue à dr. conduit à l'Hôtel de Ville (p. 24), qui renferme le Musée et la bibliothèque (p. 24), et, un peu plus loin, à la place des Halles.
De la place de l'Etape-au-Vin, la rue Saint-Michel (à g., lycée; à dr., tour fortifiée,, pastiche moderne du moyen âge, servant de réservoir aux eaux de la ville) va aboutir à la place Saint-Michel. De cette place se détachent : à dr., le boulevard Chastes, qui se
termine à la place des Epars, après avoir passé (à dr.) devant le tribunal de commerce, devant (à g.) le théàlre (PI. A, 2) et le collège de jeunes filles ; — en face, la rue du Faubourg -Saint- Brice, qui conduit à l'église Saint-Martin an Val (p. 24); — à g., le boulevard de la Courlille, qui domine la caserne de cavalerie^ et d'où l'on a une fort belle vue.
De la place de l'Ëtape-au-Vin, par une rue qui descend en pente, puis à dr., par la inte Saint-Piet^e, on arrive à la place Saint-Pierre, ornée de quelques beaux arbres et bordée au S. par l'église Saint-Pierre (p. 22). — La rue à l'E. de la place, qui se continue par la rue Porte-Morard, aboutit à la place et (à g.) au boulevard Morard. Celui-ci longe un bras de TEure, bordé de vieilles maisons avec queK^ues restes de remparts, de jardins et de lavoirs d'un effet pittoresque; il finit à la porte Guillaume.
La porte Guillaume (PI. C, 4), au bord d'un bras de TEure, spécimen de l'architecture militaire du xiv* s., est la seule des sept portes de Chartres qui soit restée debout. Elle se compose d'une baie ogivale percée dans un massif imposant flanqué aux angles, du côté du faubourg, de demi-tours rondes à créneaux et à mâchicoulis (les toitures ont été détruites par un incendie en 1856). Un double fossé précède la porte, d'où il faut continuer à suivre le boulevard des Fossés, si Ton veut admirer la cathédrale sous son plus bel aspect.
Le boulevard des Filles-Dieu, dominé par un ancien mur de rempart garni de deux tours rondes, fait suite au boulevard des Fossés, traverse TEure, et s'achève à la place Drouaise. r De cette place : — à g., la rwe de la Brèche conduit à la chapelle de Notre-Dame de la Brèche (p. 24) et à Tancienne église Saint-André (p, 23); — à dr., la rue du Faubourg-Saint- Maurice, puis la rue d*Aligre conduisent au jardin de la Société d'horticulture (2 hect.; public le dimanche; les autres jours, 50 c. d'entrée), jardin d'agrément, jardin maraîcher, jardin botanique, pépinières, etc. Derrière le jardin s'étend la prairie des Grands- Prés.
A la place Drouaise commence la promade dite la Butte des Charbonniers (kiosque de concerts), dont les allées dominent le Clos Saint-Jean et qui aboutit à la place du Châtelet, à l'entrée du boulevard Sainte-Foix, d'où l'on regagnera la gare à dr.
Édifices religieux.
La Cathédrale (PI. l), dédiée à la S te Vierge, occupe le point le plus élevé de la ville; aussi, des plaines de la Beauce, la découvre-t-on tout entière à de très grandes distances.
D'après la tradition, la cathédrale do Chartres fut bâtio au-dessus d'une grotte dans laquelle les Druides avaient érigé une statue en bois « à la Vierge qui devait enfanter ». D'après une autre tradition, St Savinien et
St Potentien, envoyés par St Pierre, vinrent prêcher TÉvangile aux Carnutes et bâtirent sur la grotte une modeste église, détruite bientôt par Quirinus, gouverneur à'Autricum pour l'empereur Claude. Quirinus faisait"" jeter les corps des martyrs au fond d'un puits creusé dans la grotte sacrée et nommé ensuite le puits des SaintS'-Forts. Un nouveau temple, édifié lors de la paix de l'Eglise, fut brûlé par les Normands au ix« s.
Ce fut en 1020 que S'ulbert jeta les fondements de la basilique actuelle, dont les cryptes furent achevées en moins de deux ans. En 1115 furent posées les fondations des deux clochers ; mais le clocher du S. était à peine terminé lorsque le feu du ciel ruina de nouveau l'édifice, en 1194, ne laissant subsister que les galeries souterraines et les clochers.
L'évoque Renault de Mouçon, encouragé par le cardinal Mélior, légat du pape Célestm III, commença sur-le-champ la reconstruction de Notre- Dame, qui fut consacrée, en 1260, en présence de St Louis et de toute la famille royale. Cependant la statuaire des deux porches latéraux ne fut terminée que vers 1280. D'autres travaux d'adjonctions ou de remaniements furent exécutés pendant les xiv*, xv« et xvi« s.
Le 4 et le 5 juin 1836, un violent incendie, causé par l'imprudence de deux ouvriers plombiers, dévora, en 5 h., la magnifique charpente de la cathédrale, que le peuple appelait la Forêt. Les befi'rois des deux clochers, remarquables par l'art et l'élégance de leur construction, furent également consumés, et toutes les cloches fondues. La charpente détruite a été remplacée par une charpente en fer et en fonte, et le toit de plomb par une couverture de cuivre. De nos jours, la cathédrale a été l'objet de réparations importantes, dirigées d'abord par Lassus, aujourd'hui par BœswiUwald.
Les dimensions principales de la cathédrale sont les suivantes : longueur totale dans œuvre, 130 m. 86 ; — de la nef, du portail à la grille du chœur, 73 m. 47 ; — du chœur jusqu'au fond du trésor, 38 m. 34 ; — du transsept, d'un trumeau à l'autre, 63 m. 30. — Largeur totale dans œuvre, prise aux
Eortes latérales du chœur, 45 m. 95 ; — près des clochers, 39 m. 37 ; — de i nef principale, d'axe en axe, 16 m. 40 ; cette nef est la plus large qui existe en France. — Hauteur de la nef centrale, au transsept, 36 m. 55 ;
— des collatéraux, 13 m. 85. — Diamètre des trois grandes roses, 11 m. 56.
— Superficie générale dans œuvre, 5,200 m.
Tout le gros œuvre de la cathédrale est construit en pierre des carrières de Berchères (à 8 k., sur la route d'Orléans). Les soubassements sont formés de blocs gigantesques; on peut en voir dans la crypte qui ne mesurent pas moins de 2 à 3 m. de longueur sur 1 de hauteur. L'emploi de cette pierre, très dure, donne à l'architecture de la basilique un cachet d'ampleur et d'énergie tout particulier.
La façade principale, à l'O., se compose, entre les deux tours, d'un triple portail, du milieu du xn' s., au-dessus duquel s'ouvrent trois fenêtres de la même époque surmontées d'une admirable rose du xiii® s., d'une balustrade ajourée, d'une galerie ornée de seize statues de rois, et d'un pignon dont le gable renferme dans une niche la statue de la Vierge Mère, entre deux anges porteurs de flambeaux. Au sommet de l'angle se trouve la figure du Christ bénissant,. Toutes ces parties supérieures datent des xiii* et xiv* s.
Le triple portail est décoré de 719 statues 'ou statuettes, dont l'ensemble représente la Vie de Jésus-Christ \ sur les chapiteaux,
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Cathédrale.
scènes de son Enfance et de sa Vie publique; ^ans le tympan de la baie de g., V Ascension \ à la porte du milieu, la Glorification du Christ. Le tympan et la voussure de la baie de dr. sont consacrés à la Vierge\ on y voit aussi des représentations allégoriques des Arts et des Sciences.
A dr. de la façade principale s'élève le clocher Vieux, haut de 105 m. 50. Il attire moins l'attention que le clocher voisin, et pourtant c'est, de l'avea des connaisseurs, l'une des œuvres les plus admirables de l'architecture française. A la naissance delà flèche se lit l'inscription : harmann mclxiv, qui pourrait bien être celle du maître maçon. La flèche est en pierre tendre, taillée en écailles imbriquées. A la base de la tour, sur la face S., on remarque trois statues : la première représente un Ange, du XII" s., auquel on a ajouté, au xvi* s. (1538), un cadran solaire; la deuxième est connue sous le nom de VAîie qui vielle (il pince de la harpe) ; la troisième, appelée à tort par les Chartrains la Truie qui file (c'est un verrat), est horriblement mutilée.
Le clocher N., ou clocher Neuf (pour y monter, s'adresser au concierge de la maison des Clercs, à dr. de la cathédrale), haut de 115 m. 17, date, jusqu'à la hauteur de la galerie des rois, de la même époque que le clocher Vieux. Le clocher se divise dans, toute sa hauteur en sept étages voûtés en pierre et terminés par une flèche en pierre avec crochets. C'est au troisième étage que commencent les constructions de Jean Texier. On arrive aii V étage par un escalier de 378 marches. La cloche du tocsin, qui sert aussi de timbre à l'horloge, est placée dans cet étage; fondue en 1520, elle mesure. 6 m. 16 de circonférence et pèse environ 5,000 kilog. Un vase en bronze supporte, depuis 1690, la croix qui domine l'édifice, et à laquelle on arrive par une échelle de fer placée à l'intérieur.
Près du clocher Neuf, au N. de la cathédrale, un petit pavillon carré du xiv® s. renferme Vhorloge.
C'est aux porches du transsept que les architectes et les imagiers du XIII* s. ont déployé toute leur habileté et toutes les ressources de leur merveilleuse imagination.
La façade du Nord, précédée d'un large perron de 13 marches, date, jusqu'à la galerie- couverte, du xiii's.; le reste est du xrv*.
Nous ne pouvons mentionner une à une toutes les statues qui embellissent l'extérieur de la cathédrale et dont quelques-unes ont subi des mutilations regrettables. Sans compter les figures, de simple ornementation, les mascarons, les corbeaux, les gar-^ gouilles, etc„ on trouve 1,800 statues historiques ou symboliques, d'une hauteur variant entre 22 cent, et 3 m., se dressant sur les colonnes, sur les piliers, sur les trumeaux, posées dans, des niches et sur des contreforts, rampant sous les voussures» garnissant les tympans et les murailles. Le porche du N,,,àluï seul. Compte plus de 700 statues ou statuettes. Il nous suffira dé dij^e que les principales sculptures y représentent la Vie de li
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Portail oHesfr de la-cathédrale.
Vierge^ les Précurseurs du Messie, V Arbre de Jesse, la Création^ les Vierges sages et les Vierges folles, les Béatitudes de l'àme et du corps (exemple unique d'un pareil sujet), les princes et princesses bienfaiteurs de Téglise, etc. Le trumeau de la porte centrale porte la statue de Sle Anne tenant dans ses bras Marie enfant. La voussure extérieure de la porte à dr. représente les signes du Zodiaque, et, au-dessous, les travaux des mois correspondants.
La façade du Sud offre à peu près la même disposition que la façade du N. Le porche, auquel on accède par un perron de n marches, est consacré au Jugement dernier. Au trumeau de la porte principale est adossée une remarquable statue du ChHst bénissant. L'entablement est surmonté d'une riche galerie avec dais et pinacles renfermant 18 statues colossales des Rûis de Juda.
Chacune des façades du transsept est flanquée de deux tours carrées ; à la naissance de Tabside s'élèvent deux tours semblables. Aucune de ces six tours n'est achevée.
Les murs latéraux de la nef et les parties extérieures du chœur frappent dès le premier aspect par leur ampleur, leur harmonie, et aussi par leur profonde originalité. La chapelle de Vendôme, qui fut élevée en 1412 entre deux contreforts du bas côté S., offre elle-même à un haut degré un cachet de noblesse, de grandeur et de puissance, ces trois qualités, si rares dans les constructions du xv* s. La forme tout à fait unique des arcsboutants est surtout à remarquer. Les piles qui les soutiennent sont ornées de statues. Les hautes fenêtres sont aussi une conception à part.
L'intérieur, dont l'ensemble offre une parfaite harmonie, comprend : une nef principale, accompagnée de bas côtés qui ne commencent qu'à, la suite des deux grosses tours; un large transsept, également flanqué de collatéraux, et un vaste chœur à double déambulatoire et chapelles rayonnantes. Les deux premières travées de la nef tiennent la place du porche exténeur qui précédait la façade du xii* s. entre les deux tours.
Les verrières forment, dit M. Gonse {V Art gothique), « l'ensemble le plus remarquable et le plus complet, le seul même entièrement complet, qui nous soit parvenu. Cette décoration translucide n'embrasse pas moins de 125 grandes fenêtres, 3 grandes roses, 85 roses moyennes et 12 petites, couvrant une superficie de plusieurs milliers de m. carrés. 11 y a fallu la contribution de tout un peuple. Les tonneliers, les drapiers, les pelletiers, y sont représentés comme donateurs à côté de St Louis, de Ferdinand de Caslille, d'Amaury de Montfort, de Pierre de Courtenay, du duc Pierre de Bretagne, etc. La vitrerie de Chartres appartient presque tout entière à la première moitié du xiu" s.; les plus belles fenêtres, celles des collatéraux, sont du premier quarL La grande rose 0. représente le Jugement dernier; les trois baies ouvertes sous cette rose datent du xu* s. et figurent
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l'arbre de Jessé, TEnfance du Christ et la Passion. La grande rose du N., dite rose de France parce qu'elle fut donnée par St Louis, est consacrée à la glorification de la Vierge ; dans les cinq baies situées sous la rose, on voit les figures de Ste Ann^ de Melchisédech, d'Aaron, de David et de Salomon. La rose du S., donnée par Pierre de Dreux, a été réservée à la glorification du Christ; au-dessous la Vierge et les quatre grands Prophètes, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel, portent chacun un des quatre Evangélistes. Des princes et des princesses du xiii'* s. sont aussi représentés dans les vitraux du transsept. Dans les baies inférieures, qui éclairent le collatéral, on voit se dérouler, avec une magnificence, une variété de dessin et une fertilité d'invention qui confondent l'imagination, les scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, de la Vie des Saints et de l'Histoire de l'Eglise. Les verrières hautes sont occupées par des figures de dimensions colossales, au caractère farouche, grandiose, monumental. Rien n'est plus puissamment décoratif que ces figures qui semblent vous fixer du regard et commander le respect. Destinées à être vues de loin, elles sont traitées par grandes masses vigoureuses, avec une liberté de dessin et une fierté d'allure qui en font, dans leur genre, des chefs-d'œuvre de l'art décoratif. Ce sont les Prophètes, des Apôtres, des Saints et des Saintes et quelques personnages de marque, bienfaiteurs de l'Eglise, comme St Louis, Ferdinand de CastîUe, Amaury IV et Simon de Montfort. »
Le dallage, au bas de la nef, a conservé son labyrinthe, formé de onze bandes de pierre blanche, avec intervalles en pierre bleue de Senlis. Les Chartrains appellent ce labyrinthe la lieue, quoiqu'il n'ait en réalité que 294 m. de développement. , Le buffet (forgues, dans la 6* travée de la nef, à dr., date de l'époque de transition du style ogival au style de la Renaissance.
La chapelle de Vendôme ou des Martyrs (bas côté dr.) ofl're les armoiries du fondateur, Louis de Bourbon, comte de Vendôme^, une verrière du xv* s. et deux coffres en bois sculptés. Unç grande armoire pratiquée dans le mur renferme deux châsses, (reliques de St Piat et de St Taurin, évéque d'Evreux, et de plusieurs autres saints).
• Le ohcjeur, un des plus vastes qu'il y ait en France, était autrefois séparé de la nef par un magnifique jubé, de la fin du xm* s. II y reste une des plus riches clôtures en pierre sculptée que i*on puisse voir. Dans la partie supérieure, sous des dais sculptés, quarante groupes, composés de statues presque aussi grandes que nature, y représentent les principaux faits de la Vie de la Ste Vierge et de Jéstis-Christ, suivant l'Evangile et suivant les légendes. Pour suivre l'ordre chronologique, il faut partir du croisillon S. (à dr. du chœur). Cette admirable clôture fut commencée, en 1514, sur les dessins de Jean Texier; mais les groupes ne furent terminés qu'au commencement du
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XVIII* s. Les quatre premiers groupes, près du croisillon {VApparttion de Vange à St Joachim et à S te Anne, la Rencontre des deux époux et \sl Naissance de la Vierge), sont l'œuvre de Jean Soûlas, maître imagier à Paris. M. Lecocq, architecte de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, croit devoir attribuer également à Jean Soûlas ou à son école les groupes 34% 35', 36% 37" et 38* {VAscension, la Descente du Saint-Esprit, VAdoration de la croix
Îmr la Vierge, le Trépassement de la Vierge, le Portement de a Vierge), près du croisillon N.
Parmi les sculpteurs des autres groupes de la clôture, nous citerons seulement : François Marchant, d'Orléans; Tuby le jeune, Simon Mazières et Thomas Boudin. Celui-ci, dont le nom se lit sur deux tablettes de marbre noir portant les dates de 4611 et 1612, a sculpté les groupes 16* (la Tentation du Christ), iV (la Chananéenne), 18" (la Transfiguration), l'un des plus remarquables, 29% 30", 31" et 32" (la Résurrection, les Apparitions de Jésus aux Saintes Femmes, aux disciples d'Ëmmaùs et à St Thomas).
M. Lecoq a découvert les noms de quelques autres artistes qui travaillèrent aux sculptures de la clôture : Mathurin Delorme, de Chartres, en 1530; Nicolas Guybert, de Chartres, en 1543; Auge, de Lyon, en 1698, etc.
Entre le 8* et le 9" groupe se. voit, soutenu par deux anges, le cadran d'une horloge fort ingénieuse, qui indiquait autrefois les heures, les jours, les mois, le lever et le coucher du soleil^ l'âge de la lune et les signes du zodiaque. A côté s'élève une charmante tourelle de la Renaissance, qui renfermait l'escalier de l'horloge et un petit carillon.
Le stylobate de la clôture offre, dans sa courbure absidale, 33 médaillons représentant des scènes tirées de l'histoire sainte, de rhistoire de Chartres ou de la mythologie. On y voit aussi quelques portraits d'empereurs romains.
Les groupes historiés et leurs baldaquins étaient primitivement visibles de l'intérieur du chœur; mais, dans la seconde moitié du xvni* s., le chœur fut revêtu intérieurement de six tableaux en marbre blanc, sculptés en relief par Bridan (Episodes de la vie de la Vierge). En même temps on sculpta les rideaux en stuc bleu étendus entre les piliers du sanctuaire, et l'on exécuta le dallage du chœur en marbre blanc et noir, celui du sanctuaire en- marbre de couleur, et le maître, autel en marbre, décoré de bronze doré. C'est alors aussi que fut installé derrière l'autel le célèbre groupe de l'Assomption, sculpté par Bridan dans six blocs de marbre qu'il choisit lui-même dans les carrières de Carrare.
Une armoire, pratiquée dans le mur du sanctuaire, derrière l'autel, renferme le trésor, autrefois l'un des. plus riches et des plus célèbres de la chrétienté. Ce trésor se compose presque uniquement aujourd'hui d'un reliquaire moderne (1822) en bronze doré enrichi de pierreries et de médaillons peints sur
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émail (les Apôtres) et renfermant le voile de la Ste Vierge. Cette relique, appelée à Chartres la Sta Camisia ou chemise de la Vierge, fut envoyée, dit-on, à Charlemagne par Timpératrice Irène, et donnée à la cathédrale par Charles le Chauve, vers 876. Depuis lors, elle a toujours été vénérée par les Chartrains comme le palladium de leur ville. Elle se compose de deux morceaux de soie blanche écrue, dont Tun est long de 2 m. 12 sur 40 cent, de largeur, et l'autre long de 25 cent, sur 24. Ces fragments sont enveloppés en partie dans une autre étoffe, plus légère et plus claire, remarquable par quelques ornements byzantins, et que l'on croit avoir été un voile de l'impératrice Irène (pour voir la relique, s'adresser au chapelain de garde près la Vierge du Pilier).
Parvenu à l'extrémité N. de la clôture du chœur, il faut revenir sur ses pas dans le pourtour pour en voir les chapelles depuis celle de la V. du Pilier.
La Vierge du Pilier (à g., à l'entrée N.du pourtour du chœur) est une statue de la fin du xv* s. ou du commencement du xvi% en bois peint et doré. Cette image, très vénérée, placée sur l'une des colonnes de l'ancien jubé, a été solennellement couronnée au nom du Souverain Pontife, en 1855.
A l'entrée de la chapelle du chevet, on remarque les deux parties d*lin même bas-relief sculpté par Bridan : le Christ apparaissant à Madeleine.
Au delà de la chapelle du chevet, à g., un escalier conduit à la chapelle de Saint-Plat, construite en 1349,^ en dehors de l'église. Au-dessous s'étend l'ancienne salle capitulaire,. qui sert de salle d'étude aux enfants, de la maîtrise. Dans la {'• chapelle à dr. du pourtour du chœur on remarque, dans les boiseries, trois panneaux peints vers le xvu* s., dont deux représentent des scènes de martyre..
La crypte (ouverte t. 1. j. de 5 ou 6 h. à. 9 h. du matin; on y descend alors par l'escalier qui s'ouvre, à l'extérieur, sur le flanc dr. du porche du N.;- passé ce temps, s'adresser au concierge de la maison des Clercs, à l'extrémité S.-E. du cloître Notre-Dame), construite au xi® s., par Tévéque Fulbert, est la plus vaste qui existe en France : elle mesure, en effet, 110 m. de longueur ou 220 m. de circuit, sur une largeur moyenne de 5 à 6 m., et s'étend sous les collatéraux de la nef et du chœur de l'église supérieure. Quatre autres galeries plus étroites, construites après l'incendie de 1194, régnent sous les bas côtés du transsept. Six escaliers, situés sous les clochers, et sous les porches du transsept, donnent accès dans la crypte. Une entrée principale se voit, en outre, un peu à l'E^du porche S.
Un escalier conduit dans la grande galerie du S., où l'on tourne d'abord à g. dans la direction du clocher Vieux. Contre le mur, à g., est appuyée une énorme pierre portant un basrelief gallo-romain, qui représente un personnage grossièrement sculpté, revêtu de la robe et du manteau.. — Ldi chapelle Saint-
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Martin (du même côté) renferme : les magnifiques débris du jubé de la cathédrale (xni* s.); le tombeau, vide, de révê<iue St Calétric (557); un devant d*autel en pierre, à sujets, peints (XV* ou XVI' s.) représentant, au centre la Vierge, à dr. St Martin et à g. St Hubert. — En face, la chapelle Saint-Clé ment-et-Saint- Denis a conservé quelques restes d'une fresque de la fin du xu*. s. (six figures colossales de saints représentés dans des niches en plein cintre). — Près de la chapelle Saint-Nicolas y dans la galerie, se voit une curieuse piscine surmontée d'une fresque du xiii* s. (la Nativité du Christ). Plus loin est une cuve baptismale monolithe du xii* s.
En revenant sur ses pas jusqu'à la porte par laquelle on est entré, et en continuant l'exploration de la galerie sous l'abside de l'église supérieure, on trouve successivement à dr. les chapelles : — Sainte-Madeleine, Sainte- Anne, Saint-Yves; — Saint- Jean-Uaptiste, à l'abside (peintures murales modernes représentant les principaux traits de la vie du saint); — Saint-Fulbert (bel autel donné par Mgr Pie, évêque de Poitiers); — Saint- Joseph; — Sainte- Véronique, convertie en sacristie dès 1620. M Dans l'ébrasement d'une ouverture qui la faisait autrefois communiquer avec la chapelle précédente, se voient des restes de peintures du xui* s. »
• Toutes les chapelles que nous venons de nommer ont été construites ou considérablement remaniées au xiu* s. Le reste de la crypte est voûté en arêtes, sans nervures (xi* s.).
En face de la chapelle de Sainte-Véronique se trouve l'entrée d'un grand caveau, fermée par une élégante porte de fer : c'est l'ancien martyrium de l'église. A l'entrée du caveau, à dr., est une basse- fosse, dans laquelle on cachait la sainte châsse qui renferme la Chemise de la Vierge. Le caveau a été transformé en une chapelle dédiée à St Lubin, évêque de Chartres. La niche pratiquée derrière l'autel renferme une de ses reliques.
Un mur de refend, construit au xvii* s. pour faciliter la décoration de la chapelle de Notre-Dame-sous-Terre, sépare la galerie absidale de la grande galerie du N., à laquelle On arrive par un petit passage courbe.
r La chapelle de Notre-Dame-sous-Terre occupe, dit-on, l'emplacement de la grotte (il en reste une partie) dans laquelle les Druides vénéraient. «< la Vierge qui devait enfanter *. Suivant quelques écrivains, la statue primitive est celle qui fut brûlée, en 1791, sur la place du Cloître-Notre-Dame, au S. de la cathédrale. La statue actuelle (1857), placée sous un riche baldaquin, passe pour en être la reproduction. De nombreux ex-voto et des lampes de vermeil l'entourent. La décoration de la chapelle est tout entière l'œuvre de P. Durand, de Chartres. Sous les fresques, exécutées en 1644 (très endommagées), qui ornent la partie supérieure des murs et la voûte, on en a récemment découvert d'autres qui datent du xu" s.; l'une d'entre elles représente le Jugetnent de Salomon.
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Pourtour du chœur de la cathédrale.
r A dr. de la chapelle de Notre-Dame-sous-Terre se trouve la chapelle des Saints-Forts (Savinien, Potentien et autres). On y remarque une vitrine renfermant des coquillages marins offerts à Notre-Dame de Chartres par les Hurons et les Abnaquis, à la fin du xvu^ s., et surtout un magnifique tartptyque du xm© s., servant de reliquaire (quelques parties sont modernes) et qui renferme un fragment du voile de la sainte Vierge, conservé dans le trésor de Téglise supérieure.
Au N. de la cathédrale, entre le transsept et les jardins de l'évêché, s^élève la sacristie, construction élégante des dernières années du xiii* s. Un large couloir voûté, éclairé par une belle fenêtre en grisaille, du xiv* s., relie la sacristie à l'église.
Vévêché, en bri<[ues rouges, entouré de beaux jardins, à g. de la cathédrale, a été construit au xvii* s., en partie aux frais de Mme de Maintenon.
A dr. de la cathédrale, près de la chapelle de SaintrPiat, s'élève la maîtrise, grande maison moderne, qui sert de séminaire aux Cleixs de Notre-Dame,
L'ancienne église abbatiale de Saint-Père-en-Vallée, auj. église paroissiale Saint-Pierre (PI. 2), beau spécimen de Tarchitecture du XI® au xm' s., a été construite sous la direction du moine Hilduard. On y pénètre par une petite porte à colonnettes {xm® s.), ouverte au milieu du bas côté g. (fin du xii* s.). —Au î)as de la nef, au-dessus de la grande porte (condamnée), un grand tableau représente les Noces de Cana, imitation française (xvu® s.) de l'école italienne; à côté, statue de SI Christophe. Une chapelle, qui forme comme un second collatéral, entre le chœur et la nef, k dr., est probablement un reste de l'édifice consumé en 113L — Dans la chapelle de Notre-Dame des Sept- Douleurs (bas côté dr.), une petite pierre scellée dans le mur offre répitaphe (1037) de Robert, fils de Richard 1", duc de Normandie, et lui-même premier comte d'Evreux et archevêque de Rouen,
Saint-Pierre possède une remarquable collection de vitraux des xni*, xiv^ et xv' s. : malheureusement peu de ces verrières sont intactes. Les fenêtres du chœur ont leurs quadruples baies garnies alternativement de grisailles et de Titraux de couleur; le triforium n'a que des grisailles. Mais, à l'abside, le triforium et le clerestory possèdent leurs verrières complètement peintes; celles de la galerie paraissent ne dater que du xv* s. Les vitraux du rond-point sont les mieux conservés, et datent du xni* s.; on remarquera surtout ceux des fenêtres qui surmontent les portes, à dr. et à g. de la chapelle absidale, et les deux de la chapelle de g.
La chapelle absidale (ouverte jusqu'à 10 h. ou 11 h. du matin'; passé ce temps, s'adresser au sacristain; sonnera la porte à g. de la chapelle), dédiée à la Vierge, a été décorée de peintures
et de vitraux par Durand, de Chartres. Au-dessus de Tautel se voit une statue de la Vierge, -en marbre, par Bridan, et, sur le pavé, une pierre tombale du xiv* s. Mais ce qui mérite surtout •d'attirer l'attention, ce sont de magnifiques émaux appliqués contre le mur au-dessous des fenêtres. Ils forment une série de douze tableaux, représentant les Apôlres, et sont l'œuvre de Léonard Limousin (il a peint ses initiales sur le pommeau de l'épée de St Paul, à dr. de l'autel), qui les exécuta, de 1545 à 4547, pour François 1"%* d'après les carions du peintre Michel Rochetel. « La série de ces tableaux en émail, dit M. P. Durand, a le rare avantage d'être complète et dans un état de conservation remarquable. De plus, les plaques de cuivre émaillé où sont figurés les Apôtres sont d'une grandeur extraordinaire (61 cent, de hauteur sur 27 de largeur) : de telles dimensions offrent des difficultés presque insurmontables dans ce genre de travail. » Des ornements en arabesques, peints aussi sur émail, encadrent les personnages. En haut se voient les premières lettres du nom de chaque Apôtre, à dr,, et à g. se trouve le chiffre de François P% en or sur un fond bleu magnifique; enfin, au bas, des salamandres se jouent dans les flammes. Les cadres de chêne qui enchâssent toutes les plaques de cuivre ont été refaits, en 1860, sur le modèle des cadres primitifs.
Deux tables de marbre, placées sur deux piliers du chœur, portent des inscriptions indiquant le lieu de la sépulture de plusieurs évèques de Chartres et abbés, de Saint-Père, dont les tombeaux ont été violés pendant la Révolution. En tête des stalles du chœur on remarque (à dr.) le siège abbatial, en bois sculpté, dont le dossier est orné d'une peinture en grisaille (xvii* s.) Représentant Moïse recevant les Tables de la Loi.
Saint-Aignan (PI. 3), édifice gothique du xvi* s., achevé au xvii*, a son collatéral N. flanqué d'une tourelle polygonale qu'un arc-boutant relie à la façade principale; la porte centrale date du.xiv* s.; celle de g., ornée de colonnettes élégantes de la Renaissance, date de 1541. La rose qui s'ouvre au pignon remonte au commenc. du xni* s.; c'est l'unique reste de l'église qui a précédé le monument actuel. Une grosse tour carrée à pilastres doriques s'élève plus loin au N. — A l'intérieur : plusieurs beaux vitraux du xvi* s., dans les 2% 4* et 5" travées du collatéral dr., et dans les 2% 3® et 4* du collatéral g. ; en bas du collatéral g., au-dessus de la porte d'entrée, curieuse peinture du xvie s. ; dans une chapelle à dr. du pourtour, fort beau vitrail moderne (Christ aux colombes); dans la chapelle absidale, voûte à nervures entrelacées (xvi® s.). Sous le chœur, a^te, reconstruite au xv" ou au xvi® s. (entrée par la porte qui s'ouvre au collatéral S., et qui conduit aussi à la bibliothèque paroissiale établie dans le presbytère).
Saint-André (PI. 4), ancienne collégiale, qui a été incendiée, offre une belle porte romane surmontée de trois arcatures ogivales entourées de tores épais, appartenant au gothique pri-
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mitif et maintenant en partie bouchées. — L'intérieur de la nef paraît aussi ancien que les parties de la façade. On attribue à l'année 1108 la fondation de Saint-André; mais les cryptes qui régnent sous les deux collatéraux paraissent d'une époque encore plus reculée, et pourraient même dater, suivant Mérimée, des premiers siècles du christianisme. Elles s'étendent jusqu'à» la rivière et sont inondées dans les grandes eaux.
Saint-lfartin au Val, ancien prieuré dé Fabbaye de Marmoulier, aujourd'hui chapelle de Vhôpital Saint-Brice (dans le faubourg de ce nom, au S. de la ville), est le reste d'une grande basilique antérieure au x* s. — L'intérieur a été restauré par Bœswillwald. Dans le croisillon de g., tombeau de Mgr Hippolythe Clausel de Montais, évêque de Chartres (belle statue en marbre, par H, Fromanger, 1863). Sous le chœur, crypte très curieuse (chapiteaux gallo-romains en marbre ; sarcophages monolithes en pierre; tombeau d'un évêque de Chartres).
La chapelle Sainte-Foy (PI. 5), du style ogival flamboyant (1862), renferme des verrières, des stalles et un maître autel en chêne sculpté et des peintures à fresque.
La chapelle Notre-Dame de la Brèche (PI. 6) est un petit édifice du style ogival, érigé en 1843 sur l'emplacement d'une autre chapelle construite en souvenir de la levée du siège de 1568 par les huguenots. On remarque, à l'extérieur et à l'intérieur, des boulets en fer et en pierre, dont la plupart ont été lancés sur la ville par les protestants.
Édifices civils, musée.
L'Hôtel de Ville (PI. 9; rue de la Mairie), ancien hôtel Monlescot, est un édifice du xvu* s. (1614), en briques avec cordons de pierre, composé de trois corps de bâtiment entourant une cour, dans laquelle donne entrée un beau portail flanqué de colonnes à tambours. Chaque corps de bâtiment a une porte à fronton garni de figures de génies, et surmonté d'un buste : Henri IV, au centre; Marie de Médicis, à dr. ; Louis XIII, à g. Dans le toit s'ouvrent des œils-de-bœuf et de curieuses fenêtres à la Mansart. Dans le bâtiment principal (au fond de la cour), un escalier voûté en briques conduit au musée, installé au l*' étage, et à la bibliothèque (80,000 vol. et 900 manuscrits).
Le Musée (ouvert au public le jeudi et le dimanche, de midi à 4 h.; 1. 1. j. aux étrangers, de 11 h. à 4 h., moyennant rémunération; catalogue 1 fr. 50; monter au 1'" étage et sonner à la porte de dr.) se compose d'une grande salle de peintures, de chaque côté de laquelle s'étend une galerie divisée en trois salles. De la galerie de dr., un escalier monte à la salle des tapisseries.
1" SALLE. — De dr. à g : — 8. François Bouchot. Pylade défendant Oreste. Ce tableau obtint le 2* grand prix de Rome en 18*22. — 159. Ecole,
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