LES CANONS DE LA VÉNERIE
Trois variétés de Râles.
L'innombrable essaim d'Echassiers : bécasse — bécassine — barge — chevalier — phalarophe — pleuvier — va*neau —courlis — tournepierre — rnaubesche, etc.
L'ordre Batatores, offre au chasseur plusieurs de ses plus belles pièces.
Deux variétés de cygnes superbes : 1° Le Cygne criard : Trumpeter Swan. 2° Le Cygne d'Amérique : Whistling Swan.
Quatre variétés d'oies, etc.
1° L'oie à cravate, outarde — Canada Goose.
2° La Bernache — Brant Goose.
3° L'oie à front blanc — White Fronted Goose. 4° L'oie sauvage — Snow Goose.
Le genre Anas : Canards d'eau douce — compte dix varités de canards, y inclus les trois espèces de Sarcelles.
Le genre Fuligula : Gibier de mer, — renferme seize variétés.
On trouve en Canada trois espèces de Harles.
Blaze nomme Chasse au chien d'arrêt, le genre de chasse que Frank Forester a si bien décrit sous le titre de Upland Shooting ; c'est-à-dire, le tir du gibier avec l'aide de pointers, chiens d'arrêt ; de setters, chiens couchants, ou d'épagneuls.
L'autre chasse, la chasse au gabion ou à l'affût, se fait en se blotissant dans des caches ou troux creusés dans le rivage, pour y leurrer au moyen d'appelants le gibier qui passe, ou bien en faisant l'approche au moyen de légers canots masqués d'herbe ou de feuilles, et en le tirant de loin, avec de grosses pièces, chargées de postes, etc. Il va sans dire que la chasse au chien d'arrêt requiert beaucoup plus de vigueur physique, de savoir-faire pour chercher et
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tirer le gibier, d'habileté pour contrôler las mouvements de ses chiens ; c'est là, le noble exercise du Veneur. L'autre mode est plutôt celui du braconnier on du charcutier qui désire pourvoir ses étaux de provisions de bouche ; — et pourtant, c'est difficile de faire chez nous la chasse aux oies sauvages, sans avoir recours à ce mode, tant ce gibier est farouehe et peu abordable.
L'on aurait bien tort de croire que la chasse au Canada se résume à entasser une pyramide de volatiles de toutee espèces, mêlées à de la vermine de basse-cour.
Benedict-Henry-Bevoil, décrit comme suit une battue colossale, opérée dans l'intérêt de l'agriculture: procédé que nous n'admirons qu'a demi.
" La chasse est si belle, dit-il, en l'Amérique du Nord, que ce n'est point ordinairement le gibier qui manque sur le passage du chasseur, mais la poudre et le plomb dans son sac. Il me suffit pour prouver ce que j'avance, de citer un passage de journal que j'ai tout lieu de croire fort authentique. C'est le récit d'une chasse faite dans le comté de Shefford (Canada), près d'un village nommé Frost.
Les habitants de cet endroit s'étaient rassemblés à la taverne de " l'Aigle d'or," afin de détruire le gibier qui menaçait le produit des récoltes du pays. Il fut résolu ;que les oiseaux et les animaux pillards, devenus trop nombreux, seraient frappés dans une grande Saint-Barthélémy. Les chasseurs nommèrent deux chefs pour organiser le massacre, et les deux élus convinrent entre eux de se faire accompagner chacun par soixante-quinze camarades qui, dans l'intervalle d'un samedi à celui de la semaine suivante, chasseraient sous leurs ordres.
MM. Asa B. Foster et Augustus Wood partirent donc, et, le 19 avril 1856, on compta les pièces, qui se divisaient de la manière suivante :