LES CHIENS CELEBRES
Bene'lict-Henry Revoil, résume avec entrain l'historique des chiens célèbres :
" Le chien a été dans tous les temps un objet de considération de la part des hommes. L'Ancien Testament indique le chien de Tobie qui, quoique aveugle, reconnut son maître. Dans la mythologie nous voyons le chien jouer un grand rôle ; car on le sacrifiait à Mars et à Mercure, à Pan et à Esculape, à Hécate et à d'autres divinités. Il était le compagnon de Diane et l'attribut des lares.
Les Egyptiens de l'antiquité, dont les dieux croissaient au milieu de leurs jardins, les Egyptiens qui adoraient l'ognon et l'ail, professaient aussi pour le chien un respect idolâtre. Ils pleuraient chacun de ceux qui mouraient et l'enterraient en grande pompe.
Hérodote rapporte que le grand Cyrus avait dispensé quatre villes de tonte contribution, parce qu'elles avaient spontanément nourri de nombreux chiens royaux.
Alcibiade paya, selon Plutarque, pour un de ses chiens de chasse, la somme énorme pour ce temps-là de sept mille drachmes (environ cinq mille six cent vingt- cinq francs).
Bernabo Visconti possédait cinq cents chiens de qui étaient nourris par lea couvents de Bolognt environs.
A Gênes, dans le jardin du palais Doria, on magnifique mausolée en marbre, élevé & la mémoi chit-n'qui fut le favori du brave marin André Doi chien décédé en 1605 reçut pendant toute la durt vie, du roi Philippe II, d'Espagne une pension ann' cinq cents ducats d'or. Il, — le chien, était servi pi esclaves, qui lui apportaient sa pitance dans ât d'argent.
Fréderic-le-Grand fit élever un monument sen dans le jardin de Sans-Souci, à sa chienne biei Alcmene. Une autre chienne, Biche, qui était toml mains des Autrichiens, à la bataille de Soor, en 1' fut rendue, sur ses instantes prières, par le Radasdi. Le philosophe de Sans-Souci était, du ri grand amateur de chiens : certain jour, ne dit-il marquis d'Argens : " J'aime tous les chiens, ex© Autrichiens." A Voltaire, qui ne pouvait compre prédilection pour les chiens, Frédéric se plaisait à P«up?e molosse, qui faisait à ses chiens de splendide railles ; les Agrigentins, qui élevaient, en l'honn chiens, des statues commémoratîves avec inscri Alexandre le Grand qui en l'honneur d'un chie avait construit une ville ; l'empereur Adrien, { mémoire de sa chienne décédée, ordonna de gran quets le jour des funérailles ; et Serge, qui, en si de son chien Arzebour, dévoré par les loups, avait un jour de jeune général dans son royaume. Les ont toujours eu leur place dans les palais des souvt
Le lévrier de Charles IX est historique.
Henri III raffolait des caniches.